Planche
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462 MENUISIER, III. Pan. Chap. I.
Section Troistemi.
Description d’un ancien Coche , connu maintenant sous le nom de Corbillard.
- Les Coches font les plus anciennes des Voitures Françoifes dont la formenous soit parfaitement connue. Ces Voitures font découvertes du deíîùs de l’ap-pui des deux côtés feulement, lesquels côtés fe ferment par des rideaux de cuirou d’étoffe , anciennement nommés mantelets , que son attache aux montantsou quenouilles, Sc aux appuis de la Voiture, par le moyen de plusieurs atta-ches ou courroies, ainsi que celles du rideau a , Fig. 1.
Lorfqu’on veut avoir de f air, on releve ces rideaux en les roulant fousfégout de l’impériale b , lequel est d’une faillie suffisante pour les mettre à i’abri,ainsi que ceux c d , même Figure.
Les deux bouts de cette voiture font fermés d’étoffe ou de cuir , ainsi qu’onpeut le voir dans la Fig. 2 , qui représente un des deux bouts.
Le pourtour de la voiture, à f endroit de 1 appui, est composé de bâtis Sc depanneaux, qui ordinairement font revêtus d’étoffe ou de cuir.
Ces voitures n ont point de portières , mais seulement deux ouvertures auxdeux côtés, lesquelles font fermées par un devant de cuir qui est attaché à unepiece de bois es, Fig. 1, qui entre dans deux goujons de fer, tenants au corpsde la voiture ; cette piece de bois sert aussi d’appui à ceux qui sont astis auxportières ; c est pourquoi elle est arrondie 8 c même quelquefois garnie par defsos. Le bas de cette eípece de portière de cuir, est attaché au marche-pied,lequel excede le nud de la voiture d’environ un pied, Sc forme un avant-corpsqui est nécessaire pour pouvoir contenir les jambes de ceux qui sont assis auxportières. Ce marche-pied descend aussi d’environ six pouces en contre-bas dela voiture, asin de faciliter à monter dedans, Sc en même temps pour que ceuxqui font placés aux portières , ayent assez de hauteur pour s’y asseoir. Le coffreou avant-corps que forme les portières, est composé d un bâtis de fer, quitient au corps de la caiíse , & est, ainsi que cette derniere, revêtu de cuirou d’étoffe. Voye{ les Figures 1,2 , 3,4 & 5 , où ces portières font dessinéestant en plan qu’en coupe & en élévation.
Quant aux sièges, ils sont diíjaofés comme dans nos voitures ordinaires, c’est-à-dire,de maniéré que l’on peut y tenir quatre personnes,deux fur ie derriere &deuxfur le devant. Pour ce qui est de ceux des portières, ils sont mobiles, pour pouvoirse lever Sc donner pastàge à ceux qui entrent dans la voiture , Sc sont appuyésfui’ des goussets qui tiennent aux pieds d’entrée. Ces sièges font ordinairementd’une longueur assez considérable pour tenir deux personnes, de forte qu’un Co-che en contient ordinairement huit ; cependant les Coches de ville , c’est-à-dire , ceux qui servaient aux particuliers , n’en contenoient que six, quatre dans