Planché
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844 MENUISIER, III. Pan. SeS. 111 Chap. XI.
qués dont se servent les Ebénistes ; elle est composée d’un châssis de fer A BC D, fig- 4 , de deux mords E , F , qui fervent à tenir la lame de la scie - & d’unmanche ou poignée Q H , dont la partie H se monte à vis pour bander la scieautant qu’il est néceíîâire.
Le cbastìs dune ície à découper , est fait de fer plat, pose sur le cbamp , ded à 8 lignes de largeur, fur une ligne Sc demie d’épaisseur au plus ; l a partiesupérieure de ce châssis estapplatie par le bout, Sc est percée d’un trou quartédans lequel passe le bout du mordis, qui est taraudé pour recevoir un écrou quil’arrête à demeure fur le châssis, dans lequel il ne peut pas tourner , puisque letrou du haut du châssis est quarté, & le bout du mord d une même forme. V^oye^la Fig, 1, qui représente le châssis de la ície vu en dessus avec son écrou,fig. 5. Voye^ la Fig. 2, qui repréíènte cette même ície coupée dans toute íàlongueur ; Sc la Fig. 3 , qui la représente vue de face.
La partie inférieure du châssis, 4 , est terminée par une douille /, qui estpercée d’un trou quarté en dessus, semblable à celui du haut, Sc dans laquelledouille la partie G du manche, est arrêtée à demeure. Voyelles figures 6 & 7, quireprésentent le bout de la branche du châssis, Sc íà douille vue en coupe, Sccette même douille vue en dessous.
Les mords E , E , fig- 4 , font tous deux composés de deux parties chacun ;lesquelles se séparent à moitié de lepaisseur du mord, Sc sont retenues ensemblepar le moyen d’une vis, comme on peut le voir au xfig, 2,3 & 4 ; de sortequ en serrant ces vis on arrête en place la lame de la scie a b , fig. 3 <§> 4,laquelle, à cause de ion peu de largeur, ne peut i’être autrement.
Les deux mords font, comme je viens de le dire, semblables à l’extérieur,cest-à-dire, en 'dedans de la scie ; mais ils diffèrent en ce que celui du haut aune tige très-courte, au lieu que celui du bas en a une qui passe au travers de lalongueur du manche, avec la partie inférieure duquel il s’arrête par le moyend’un écrou : à cette différence de longueur près, ils font parfaitement égaux,ayant tous deux une tige quarrée pour empêcher qu ils ne tournent tant dans lemanche que dans le haut du châssis , laquelle tige est taraudée également à tousles deux, comme on peut le voir à laj%. 2 & à la fig. 13 , qui représentent lemord du bas dans toute fa longueur, avec la forme totale du manche, indiquéeseulement par un trait.
L’intérieur des mords doit être taillé comme une lime, pour pouvoir mieuxretenir la feuille de la scie ; & il est bon que la partie mobile du mord entre enentaille dans le bas de i’autre, afin de n’être pas sujette à tourner lorsqu on vientà serrer la vis. Voye1 les figures 8, 15 & 16, qui représentent un mord grandcomme l’execution, la partie mobile de ce mord vue en dedans, & la vis pro*pre à les íèrrer tous deux.
Le manche d une scie à découper est, comme je l’ai dit plus haut, composéde deux parties ; lune G 3 fig> 2, 4 <9 12, qui est fixe Sc adhérente au châssis