m MENUISIER , IIL Paru StSL III Chap. XII.
que le superflu de cette derniere puisse s'évacuer aisément ; après quoi on achevsúq renfoncer en frappant tout doucement dessus avec la tête du marteau à pla-quer. Quand la piece qu on colle est d une certaine grandeur, Sc composée deplusieurs morceaux, il faut avoir foin de prendre un morceau de bois uni qui kcouvre toute en entier, fur lequel on frappe avec le marteau, asin quelle nesoit pas exposée à se rompre, mais qu'au contraire elle entre tout d’une piece ^Sc que tous ses joints se resserrent en même temps, ce qui arrive nécessairement*pour peu quelle soit bien ajustée, Sc que ses contours soient découpés en pentescomme je F ai recommandé plus haut, page 88o.
Quand la piece est coliee, on la íonde avec le marteau, pour voir si elle portebien par-tout, Sc on 1 enduit d un peu de colle claire par-destus, asin que l'humi-dité de dessous ne la fasse point relever; ensuite de quoi on couvre Fouvrageavec un linge un peu humide, Sc on le laisse sécher dans un lieu exempt de tropde hâle ou d’humidité ; après quoi on enleve la colle, Sc on replanit tout Fou-vrage , comme je lai enseigné ci-devant, page 8y7, en observant cependant dene pas le polir qu on n ait gravé les parties qui doivent Fêtre, ce qui se fait dedifférentes maniérés, comme je vais lenseigner dans le Paragraphe suivant.
§. I. De la maniéré de graver & de finir les Ornements de bois de rapport*
La gravure de FEbénisterie dont il est ici question , est une partie très-essen-tielle à bien faire, & par conséquent à connoître , parce que c'est par sonsecours qu on parvient à donner aux différents objets qu on représente, toutFeffet possible, ce qui ne peut être avec les seuls traits de la scie à découperlaquelle ne donne que des masses d une moyenne grandeur , & que les ombresqu on donne aux pieces découpées , ne peuvent pas toujours suffire ; cest pour-quoi on a recours à la gravure, laquelle donne à Fouvrage toutes les finesses deperfection qu on peut souhaiter.
La gravure d’Ebénisterie se fait avec un burin représenté fig. 10,11 & 12 jlequel est un morceau d’acier d’environ z à 4 pouces de longueur , fur 2 lignesde largeur au plus - Sc un peu plus dune ligne d epaisseur*du côté du dos, c est-à-dire, en dessus, en venant à rien par-dessous; de forte que fa coupe forme untriangle très-alongé, comme le représente la fig. 13.
Le milieu de 1 épaisseur de ce burin est évuidé dans presque toute sa largeur -parallèlement à ses côtés ; Sc son extrémité supérieure a, fig. 1 0 , est coupée, enchanfrein de al b , de maniéré que le taillant de i'outil qui est du côté b c, quoi"que très-aigu, coupe le bois très-sinement Sc fans y faire aucun éclat, vu quspar la disposition du chanfrein ab, il coupe autant des côtés que de la pointe*Sc que pour peu que cette derniere entre dans le bois, ce sont les deux côtés dsFoutil qui coupent les premiers ; de sorte que le copeau passe entre deux, Adevient plus ou moins épais - selon qu on enfonce plus ou moins Foutil.
PLANCHE