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[Troisième partie. Troisième section.]
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Se ct. II. §- !• Maniéré de graver les

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Ce burin est monté dans un petit manche de bois , fig. io, dont le dessousest applati -, asin qu’on puiste mener le burin le plus proche de Fouvragè qu’il estpossible, Sc en faciliter le paíîàge fur le bois, dans lequel il ne faut pas qssiientre bien avant, Sc toujours également; c est pourquoi le dessous du burins,qu’on appelle ordinairement le ventre , est un peu bombé fur fa longueur, ce quijoint au peu d’épaisseur du manche de ce côté, donne à F Ouvrier la facilité de lefaire entrer dans le bois aussi peu Sc tant qu il le juge à propos.

Ce burin fe tient de la main droite, laquelle doit être posée íìir Fouvragèdans toute la longueur de Favant-bras, le manche appuyé dans le creux de lamain, Sc retenu par le pouce Sc le doigt majeur ; le doigt index doit être tendudeíìus pour le conduire 6c le faire prendre dans le bois, comme je Fai représentéfig. 1 & 3 , cote A,

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Planche

Planché

Le burin se tient ainsi quand on veut faire des traits droits * soit perpendicu^.laires oU horifontaux, ce qui est égal ; mais lorfqu’on veut faire des contours d’untrès-petit cintre, on fait glisser Findex de deíïùs le dos du burin, qui alors n estretenu que par le pouce dans le creux de la main , pour avoir la liberté de tour-ner le butin Comme on le juge à propos : dans ce cas le bras de FOuvrier ne poíèpas fur l’ouvrage ; mais on le leve un peu à Fendroit du coude , comme on peutle voir à la fig. 15, qui représente un Ouvrier occupé à graver des fleurs dansun panneau d’Ebénisterie.

' De quelque maniéré quon íe serve du burin, il faut être astis devant íònouvrage ( du moins pour Fordinaire, ) & avoir la main gauche Sc son avant-bras appuyés fur Fouvragè parallèlement au devant de ce dernier, à peu-prèsdans la posture dune personne qui écrit, comme on peut lé voir fig. 3, cote B*

On fe sert du burin pour indiquer les petits détails qu'on n'a pas pu faite à lascie à découper, & pour former des ombres par le moyen des tailles ou hachures( ce qui est la même choie ) ; dans ce dernier cas les tailles fé diípofent de deuxmaniérés différentes ; savoir , à une seule taille , comme la fig. 13, ou bien à

deux tailles, comme la fig. 14. La gravure à une feule taille est la plus belle , Scfe fait par des traits de burin parallèles entr’eux, qu'on fait plus ou moins forts,Sc qu'on ferre ou qu'on éloigne les uns des autres, selon qu'on veut que sombresoit plus ou moins forte íùr la largeur ou íur la longueur, ainsi qu on peut le voirà la sig. 13.

La gravure à deux tailles fe fait de la même maniéré que la précédente, aF exception quon diípofe les traits de burin en forme de losanges, ce qui ne faitpas un fort bel effet dans Fefpece de gravure dont il s’agit ici, ou il est bon quetoutes les tailles lui vent le íèns des parties que l'on grave; c’est pourquoi onfera très-bien de graver tous les ouvrages quelconques à une feule taille, ainsique je Fai observé aux différents exemples que j’ai don nés dans les Planches299,3°° > 3 OÏ ) &c ; ce qui est d’autant plus naturel, q ue la gravure en Ebé-^nisterie ne sert pas positivement à former les ombtes, mais feulement a les