Sect, /. Des Oadk propres à l’Ebéniflerie (Tajsemblage , ôGc.éclats qu’on ne pourroit pas atteindre fans faire tort aux différentes pieces quialors fe trouveroient trop minces ou trop étroites ; de plus cette eípece de Me- t >LANCHEniaiserie étant faite pour être polie, il faut qu’il ne s’y trouve aucune cavité ^dans toute fa surface, tant fur la longueur que fur la largeur , ce qui, par con-séquent , oblige à fe íervir des outils à fers brettés, du moins pour le bois d unequalité extrêmement dure, ou d'un fil trop mêlé de rebours y ainfi que je viensde le dire cfdeífus ; pour les bois qui seront moins durs A plus de fil que ceuxdont je viens de parler, on les corroyé avec les varlopes Sc de la maniéré ordi-naire. Cependant on fera très-bien de les terminer avec les outils brettés, afind’éviter toute eípece d’éclats à leur surface.
Quand les pieces sont trop petites, ou d’un bois trop dur pour être corroyéesi à l’ordinaire, c’est-à-dire, avec des varlopes Sc des rabots, après les avoir sciées 9on les équarrit avec les râpes Sc les limes de différentes eípeces , comme je f ex-pliquerai ci-après ; mais de quelque maniéré que les bois soient corroyés, lesEbenistes fe fervent, pour les équarrir, d’équerres de bois ordinaires ; cependantil feroit bon qu ils en euíîent de fer ou de cuivre nommées équerres a chaperonsdont une des branches fut tournée fur le plat, & Fautre fur le champ , commecelíe/g. 2, dont on auroit supprimé la partie a h c d , afin qu’en inclinant Féquer-re de quelque maniéré que ce soit, íà branche supérieure sût toujours perpen-diculaire à la piece qu’on trayailleroit, comme on peut le voir à la fig. 4, où labranche supérieure de séquerre, supposée de e en/, est perpendiculaire à Fautrebranche g h 9 vue par le bout dans cette figure. Ces mêmes équerres peuventauífi servir pour retourner sens deíïùs dessous, c’est-à-dire, la branche supérieureen defíus au point ì , Sc Fautre g h y poíèe à plat fur l’ouvrage» E'oye^ la fìg . 4.
Cette équerre peut auffi servir de triangle pour tracer s ouvrage, íoit qu’elìèsoit construite comme je l’ai supposée , ou quelle est représentée fig. 2.
La Figure 1 représente une autre eípece d’équerre ou de triangle propre àtracer des angles droits à différentes parties où les équerres ou triangles ordi-^naires ne feroient pas dun usage commode.
Les équerres dont je viens de parler, ne pêuvent servir que pour des anglessaillants Sc des surfaces planes ; Sc comme il arrive quelquefois qu’on a descavités à angle droit à creuser dans le bois, comme des mortaises ou autresouvrages de cette eípece, on se sert pour les équarrir (ou du moins pour vérifiersi elles font percées bien quarrément ) , d’une équerre nommée équerre à croix «laquelle est composée de deux tringles de fer AB Sc CD, dont la derniere femeut perpendiculairement à la premiere, avec laquelle elle est arrêtée p ar ^moyen d’une vis E 9 de maniéré que cette équerre íèrc en même temps à vérifiersi les cotes de la partie creuíe íont perpendiculaires à la surface de í ouvrage, $Ca assurer de l’égalite de la profondeur 9 puiíqu on fait deícendré la branche Q£) de iequerre, depuis F jufquà D , d’une longueur égale à la profondeurde la partie qu on veut creuíer, comme on peut le voir dans cette figure g
Menuisier - ÚL Pan % m Se$ % V i q