■Sect. IL §- U- Machines proprès à faire des Cannelures l SCc. 92 z
ABC, fig- 4 j âom rhypoténuse B C soit le côté de la piece prolongé jusqu àce qu’il rencontre saxe de cette même piece auíîî prolongé , ce qui donne unpoint C hors la Planche , auquel on fait tendre une ligne , qui est l e f on q àfilet, dans toute la longueur de lâ piece, laquelle ligne part d'un point #donné par la partie du plan de la piece, tracé à íbn extrémité supérieure.
Ce qu’on fait pour avoir la profondeur du filet, peut également s appliquerpour avoir la profondeur de la cannelure , qui, de plus, est donnée par fa lar-geur , laquelle est, pour sordinaire , le double de sa profondeur.
Quand les gorges des cannelures font d'un diamètre Sc par conséquent d’uneprofondeur inégale, on ne peut pas les évuider entièrement avec le rabot rondà joue dont j’ai parié ci-desius, vu qu'en changeant de diamètre , elles changentde courbure; c est pourquoi on donnera aù fer du rabot rond à joue, une formesemblable à 1 arc de cercle du plus grand diamètre de la cannelure, & on nele fera descendre qu autant que le permettra la profondeur du plus petit arc, euEgard cependant à ce que le bout inférieur de la piece descende en contre-basde la réglé , Comme je 1 ai dit ci-deíïus ; ensuite de quoi on achevera de donnerà la cannelure la forme convenable avec un rabot rond ordinaire. Voye^ la FigÏ 2 , où le fer du rabot rond est disposé comme je viens de l’indiquer.
Quand il n y a pas grande différence entre les deux diamètres d’une piece,les difficultés dont je viens de parler se réduisent presqu’à rien, & je ne me suisattaché à les faire connoître, que pour accoutumer ceux qui voudront donner àleurs ouvrages toute la perfection possible, à ne rien négliger de ce qui pourraconcourir à cette même perfection, & à s’accoutumer de bonne heure à ne rienregarder comme superflu dans la théorie, lorsqu elle servira à perfectionner la
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pratique.
Quand les cannelures des piecesne font pas terminées par le bout comme celuiE, de la figure 6, on les finit à sordinaire, c’est-à-dire, avec le bouvet Sc le rabotrond, comme je sai enseigné ci-deilus ; Sc quand elles sont terminées comme 1®bout D , on commence d’abord par ébaucher le bout de la cannelure au ciseau Sc àla gouge, ensuite de quoi on se sert du bouvet Sc du rabot rond , qu’on poussea la profondeur convenable ; puis quand la piece est hors de la machine, onfinit le bout des cannelures avec la gouge, les ciseaux - A autres outils à manchequi peuvent être utiles, comme les burins, les grêles, les écouenes, Sec*
Cette maniéré de terminer le bout des cannelures, est la plus usitée , maiselle n est pas la plus parfaite ; parce que, quelque soin qu’on prenne, il n’est guerepossible de le faire sens quelques inégalités, soit dans la profondeur des filets,soit dans leurs contours qui sont quelquefois jarréteux ; de plus > en creusent lebout de la cannelure avec la gouge , il arrive auflì - quelque foin qu on prenne ,qu on gâte les arêtes, soit de la cannelure ou des filets, ce fl u on ne peut éviter*qu’en prenant beaucoup de précautions , ce qui demande un temps confisdérable.
Menuisier , III. Pan. n L Sech C ix