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Planche
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9-4 MENUISIER, III. Part. Seiï. III. Chap. NUI.
Cette difficulté a fait chercher des moyens plus sûrs Sc plus courts pour ter-miner le bout des cannelures, Sc cela íàns les ôter de deíìus la machine, ce quì£e fait de ía maniéré suivante.
On prend une plaque soit de Fer ou de cuivre ( ce qui est égal ) F G y fig. 7& 8, d’environ 2 lignes d’épaiffeur, fur 2 pouces Sc demi à 3 pouces de lar-geur , Sc dune longueur capable de recouvrir d’environ un pouce fur chaquejumelle de la machine, avec lesquelles on la retient en place par le moyen dedeux vis H, /, dont la tige est recourbée pour entrer dans les rainures desjumelles , ainsi qu’on peut le voir à ia fig. 7; & on doit réserver deux épaule-:ments b 9 c, saillants en deilous de cette^plaque , afin qu’elle entre juste entreles jumelles, Sc qu elle ne puisse pas s’écarter à droite ni à gauche.
La plaque ainsi disposée Sc arrêtée fur ia machine, on y trace un trait au milieudes deux sens , & on a grand foin que celui d t , fig. 8 , corresponde bien justeau milieu de la machine. Ce qui étant fait, à la rencontre des lignes d f e ,fig*8, on perce un trou rond d’un diamètre égal à celui de la cannelure, asinde placer la fraise avec laquelle on termine la cannelure, comme je vais l’expli-quer ci-après.
Comme on fait des cannelures de différents diamètres, Sc que les unes oncdes filets , Sc que les autres hen ont point, il arrive que le trou du milieu de íaplaque ne sauroit toujours être le même, ce qui fait une eípece d’inconvénientauquel on remédie en perçant un trou quarté au milieu de la plaque , dans lequelon ajuste d’autres petits morceaux de fer ou de cuivre h y i y 1 9 m 9 fig. 8 , percéschacun d’un trou rond, de différents diamètres, selon qu il est néceíîàire, enraison des cannelures qu’on a à faire , en observant toujours que le centre deces trous réponde bien exactement au milieu de la machine.
Ce qui étant fait, on place la piece à canneler comme je l ai enseigné ci-dessus, Sc on l’ajuste de maniéré que le milieu de la cannelure réponde bien aumilieu de la ligne de 9 fig. 8 , Sc que celles g 9 soit bien ajustée avec celle /ru,fig. 6 , qui est le centre de l’extrémité des cannelures, laquelle ligne doit êtreégalement tracée fur les jumelles pour centrer la plaque, ainsi que je f ai observéfig. 8 ; ensuite de quoi on fe sert de la fraise comme d’une meche de vilebre^squin , pour creuser le bout de la cannelure, comme on peut le voir fig. 7.
Les fraises propres à faire ces fortes d’ouvrages , font de deux eípeces ;savoir, celles dont l’extrémité est dune forme cylindrique, comme h fig. p -Sc celles qui font terminées en forme de boule , comme la fig. 10 ; toutes lesdeux Rajustent dans un fût de vilebrequin , Sc doivent être faites d’acíer tailléesen forme de scies, ou, pour mieux dire, dentelées ; Sc on doit toujours y faireun repos, asin qu elles n entrent pas plus profondément qu il ne faut, Sc queles filets &. les cannelures soient tous d’une égaie profondeur.
Quand les cannelures ont des filets, on fe sert d’abord de la fraise cylín-d»que , fig, y , Sc on fait tout de suite tous les filet s des bouts des cannelures ;