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[Troisième partie. Troisième section.]
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Sect. 111. Description des Outils de Serrurerie , SC c, 933

îautre B, fe rneut par ie moyen d’une vis C D , laquelle la fait ferrer du hautautant qu on le juge à propos ; en relâchant la vis, la mâchoire B s’écarte , ( dumoins autant que la longueur de la vis peut le permettre, ) 8c cela par le moyend’un reíîorc F attaché contre l’autre mâchoire A , lequel fait effort contre femâchoire mobile. La vis fe ferre & defferre par le moyen d une manivelle E,qui paffe au travers de íâ tête, de maniéré qu’on ferre l’ouvrage entre les deuxmâchoires autant qu’il est nécessaire.

L’intérieur de la partie supérieure des mâchoires, est dentelé, OU pour mieuxdire taillée comme une lime, afin que les pieces qu on ferre entre, y tiennent plussolidement, ce qui est bon pour celles qui font brutes, 8c qu'on ne craint pas degâter ; mais il n’en est pas de même pour celles qui font finies, ou pour les piecesde bois que ces dents peuvent gâter en s’imprimant dessus, ce qui a fait imaginerde garnir les deux mords de fEtau avec des morceaux de plomb Fig. 6 , qu’onnomme mordaches , lesquels serrent la piece sans la gâter, ie plomb étant unmétal beaucoup plus mou que le fer & le cuivre.

Quand les pieces quon veut serrer dans fEtau , font bien polies , ou qu’eíleáfont a fiez tendres pour qu’on craigne que les mordaches de plomb ne les meur-trissent , on fe sert d’une mordache de bois, Fig. 3, dont f intérieur ab, estgarni de buffle collé dessus ; quelquefois au lieu de buffle, on y met deux mor-ceaux de liege de 5 à 6 lignes d’épaisseur , lesquels reçoivent toutes les partiessaillantes de la piece qu’on ferre dans fEtau , fans en gâter aucune.

Les mordaches de bois, pour être bonnes, fe font en noyer ou tout autrebois liant ; ce n est autre chose qu’un morceau de bois d’environ un pouce 8cdemi d épaisseur, fur 3 à 4 pouces de largeur, lequel est refendu ail milieu deson épaisseur jufqu’à environ un pied de son extrémité inférieure. La longueur desmordaches en bois, doit être égale à la hauteur de fEtau , plus 3 à 4 poucesdont elles doivent le surpasser , afin que loríqu’on finciine pour en faire usage,il porte toujours a terre.

Il y a trois fortes d’Etaux ; savoir, les Etaux d pied 5 comme les Fig. i $ 2les Etaux à patte , fig. 9, qui diffèrent de ces derniers non-feulement par la for-Te , mais encore par la maniéré de les arrêter, & les Etaux a main ,Fig. jo <§■ ir.

Les Etaux à pied s’arrêtent à rétabli par le moyen de deux tirants de fer G,H , Fig‘ 7 , lesquels font attachés fur rétabli avec de bonnes vis en bois. Le boutde ces tirants qui est taraudé, paíîe au travers d’une bride de fer /, laquelle estretenue par deux écrous qu’on ferre autant qu’il est nécessaire pour que la mâ-choire de 1 Etau tienne solidement. Quelquefois les deux tirants fe f° nt ^ unefeule piece, comme dans cette figure, ce qui est très-bon ; mais ces fortes detirants ont le défaut de ne pouvoir servir qu’au même Etau , & deviennent pluscoûteux que de deux pieces : c’est pourquoi on leur préféré ces derniers, aux-quels on fait un petit talon pour appuyer le derriere de la mâchoire de i étau.

Les brides ainsi attachées fur rétabli, faillissent de toute leur épaisseur. J©

Planche

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