Band 
[Troisième partie. Troisième section.]
Seite
939
JPEG-Download
 

Se ct. 111. Description des Outils de Serrurerie , $Cc.

11 y a des Forets de différentes grosseurs, selon qué Fexigs l a groíïeúr destrous qu’on veut percer ; Cela obligé à avoir autant de boîtes qu’ón a deForets , ce qui ne laisse pas que de gêner ; pour remédier à cet inconvénient,on a imaginé de faire une boîte à Foret D E , Fig. 8, dans laquelle on adapteautant de Forets qu on le juge à propos 3 ce qui est très-Commode, parce que ladépense de cette boîte une fois faite*, on n’a plus besoin que de Forets, ce quiest une chose peu chere Sc bientôt faite , puisque ce n’est que des petits mor-ceaux dacier qu’on a seulement íòin de limer Sc ajuster d un bout à la groíïêurdu canon conique de la boîte à Foret, A qu’on affûte Sc ajuste de Fautre, selonqu’on le juge à propos.

L’Archet, Fig. 11, est un morceau dacier, ou le plus souvent un boutde fleuret monté dans un manche de bois, Sc on fait une entaille au bout dufleuret, dans laquelle ôn attache le sbout d’une corde de boyau, dont Fextré-;mité vient rejoindre le manche auquel elle est arrêtée, comme on peut le voirdans cette figure. Il y a des Archets qui font de différentes grandeurs ; celui quîest représenté ici est des plus grands.

La Palette, représentée Fig . 13, n’est autre chose qu’un morceau de boisd’environ un pied de long, ( y compris de manche, ) fur lequel est attaché unmorceau d’acier où íont percés plusieurs trous, dans lesquels on fait entrer l’ex~trémité B du Foret, Fig. 9 , loríqu’on veut en faire usage. Le destòus de laPalette doit être un peu creux fur la longueur, asin de në point blesser celui quiperce au Foret, ce qui se sait de la maniéré suivante.

On cortìmence par placer dans l’étau la piece qu’on veut percer au Foret “eníùite , après avoir fait choix du Foret dont ôn a besoin , on prend l’Archet,dont on fait tourner la corde un tour sur la boîte du Foret, en observant quellesoit assez tendue pour quelle la fasse mouvoir en frottant destiis ; puis on prendla Palette de la main gauche , Sc on la poíè íùr fa poitrine , afìn de recevoir lebout du Foret , dont la pointe posé contre la piece à percer, de maniéré qu’iise trouve pris entre celui qui perce Sc cette derniere ; ensuite de quoi on prendle manche de FArchet de la main droite, Sc on le sait aller & venir de maniéréqu’il sait tourner le Foret, qui, par ce moyen - entre dans la piece qu’on veutpercer.

Lorsqu on perce au Foret, il faut avoir grand soin qu’iì soit posé bien per-pendiculairement de tous les sens avec la piece qu on vëut percer ; Sc lorsqu’elieest d’une certaine épaisseur, on sait très-bién de la retourner plusieurs fois dans1 étau pour redresser le trou, si par hasard il n’étoit pas bien perpendiculaireavec la piece.

Comme il y a des Forets d’un très-petît diamètre, Sc qui, P ar eonlequsnt,ont beíòin de moins de force pour les faire mouvoir , on y rneE è petites boîtesde cuivre? comme à la hig. 7, ce qui devient moins lourd Sc moins embarras-sant que les boîtes de bois.

Menuisier , III. Part, lit . SecL G ij;

Planche