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[Troisième partie. Troisième section.]
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Sect. III. §. I. Maniéré de ferrer VEbénisteru. M'jusages, fans entrer dans un détail particulier de leurs constructions, ni des augmen-tations ou changements qu on a faits Sc qu’on pourroit 1 faire à chacun d’eux , les-quels doivent être décrits dans les Arts oà ils appartiennent en propre, Sc sûre-ment beaucoup mieux que je ne puis Sc ne me fuis proposé de le faire ici ; l adescription que j’en ai faite 9 quoique très-abrégée , paroîtra encore trop éten-due Sc même inutile à ceux qui ne connoiíTent les Arts que par leúr nom, Scqui les lisent plutôt pour s’amúser que pour s’instruire ; c’est pourquoi on pourraavoir recours aux différents Arts qui tiennent au mien, dans lesquels on trouverale détail d’une infinité d’Outils Sc d’Instruments de toutes les eípeces , dont onpourra se servir avec beaucoup d’avantage*

Planche

Z2Ó.

§. I. Maniéré de ferrer VÊbènifterìe.

Les serrures qu'on adapte à la Menuiserie, sont de deux eípeces ; savoir *celles qui fervent à la solidifier & à en joindre les parties les unes avec leSautres, comme les équerres Sc autres ferrures plates , Sc les fiches de toutes leseípeces ; Sc celles qui fervent à tenir les portes Sc lès tiroirs fermés, ce quicomprend les serrures de toutes les façons. La construction de ces deux eípecesde ferrures, est absolument du ressort du Serrurier ; ellés se trouvent pour 1 ordf*nairè toutes faites chez les Marchands. Cependant dans les ouvrages d’Ebénis-,terie de quelque conséquence , il est quelquefois nécestaire de les faire exprès *du moins en partie ; c est pourquoi ii faut que lés Menuisiers-Ebénistes cónnoisosent bien cette partie de la Serrurerie, non pas póur la faire, mais pour la bienconduire , Sc donner au Serrurier toutes les mesures Sc les renseignementsnécessaires poUr que la ferrure rempliíso bien f objet qu’on s’eri étòit propoíë :il y a même certaines ferrures qui exigent, pour être parfaitement bierffaites, que lès Menuisiers en ajustent uUe partie des pieCés que les Serruriers nepourroient pas faire, à moins qu’iìs rte fuííènt Menuisiers eux-mêmes , ( ce quìest toujours la même choie) tant la partie de la Serrurerie dont je parié, estintimement liée à la Construction de la Ménuiseriè, dont elle est quélquesois enpartie ou totalement recouverte. Ce que je dis est si vrai, que malgré les Règle-ments des Serruriers, qui défendent aux Menuisiers de ferrer leurs ouvrageseux-mêmes, les Menuisiers-Ebénistes font en poífesiìon de le faire , non par unaccord fait entr’eux Sc les Serruriers, mais parce que c est la raison qui l’exige ,Sc qu elle est toujours écoutée loríqu’elle est favorable aux intérêts de ceux quiâuroient droit de la méconnoître (* ).

(*) Ce seroit une chose également curieuse &utile, que le détaîì de l’espece de Serrureriedont je parle ici. Combien de ferrures ingé-nieuses sont ignorées des Ouvriers mêmes , aux-quels ce détail deviendroit d’un très-grand se-cours ! Tel, p ar exemple, emploie tout ce qu’ila de geme pour composer une sorte d’ouvragequ’un autre a tait avant lui, & peut-être mieux,ce qu’il Ignore absolument ; au lieu que S’il

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perfection dont Us peuvent etre susceptibles ; cequi ne pourra être qu autant qu’ón multiplierales connaissances, en les mettant a la portée datout le monde, & fur-tout des Ouvriers.

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