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- m MENUISIER, ÏÏL Part. SeS. III. Chap. XIII.
Les ferrures plates, telles que les plates-bandes, les équerres, Scc , sirì*Planche crustent ordinairement dans le bois, tant pour qu’eJles y tiennent plus solide-*° 20 ' ment, que pour plus de propreté; Sc on les y arrête avec des vis à tête fraisée,comme aux F ig. 19, 20,22 <A 2z.
(ies incrustations fe font à l’ordinaire avec le Couteau de taille., les Ciseaux ,ìes Trusquins Sc les Scies à découper, Sc même les Guimbardes, selon queì’exigent les différentes pieces à incruster , lesquelles doivent être les plus égalesd’épaisseur Sc de largeur qu’il est possible, Sc fur-tout bien dressées à la lime furle champ, Sc un peu dégraissées ou en chanfrein ou en deílbus , ( ce qui est lamême choie ) asin qu’elies joignent mieux avec le bois qu’eìles serrent lorsqu’onles fait entrer dedans, Sc qu’elles n’en arrachent point les vives-arêtes lorsqu’onveut les ôter de place, ce qui arrive quelquefois, soit en les ajustant, ou lors-qu’elles sont toui-à-fait placées , Sc qu’on est obligé de les retirer pour quelqueraison que ce soit. Voye^la Fìg. 19 , qui représente la coupe de l’équerre,Fìg. 22 , laquelle est disposée comme je viens de i’expîiquer ci dessus.
Les têtes des vis qui attachent ces sortes de ferrures, doivent être fraisées,c’est-à-dire, qu’il faut qu’elles affleurent le deíîus de la piece, Sc qu’elles soientdisposées en goutte de soif, comme celle 7 , Fìg. 19, afin qu’elles retiennentl’équerre en place. On vend ces vis toutes faites , Sc on les ajuste dans les trousdes équerres, en grandissant ces derniers avec la Fraise, Fìg. 14 ; Sc pour que
les têtes des vis joignent mieux en place , on les frappe dans un tas ou estamped’acier , Fig. 21, dont la cavité M y est d’une même pente que celle de la fraise '
pour que la tête de la vis porte dans toute son épaisseur - ainsi que la Fìg. 19,de maniéré qu’eiíe joigne toujours quand même on en ôteroit sor l’épaisseur, cequi peut arriver quelquefois. Au lieu de frapper ainsi la tête des vis, je croisqu’il vaudroit mieux faire une fraise creuse comme celle N, Fig. 21, danslaquelle on feroit tourner la tête de la vis par le moyen du Tourne-vís, Fig ,>i< 5 , monté dans le fût du Vilebrequin, comme je lai représenté Fig. 18, d&maniéré que l’on pourroit y ajuster des têtes de vis de différentes grosseurs, cequi ne peut être de la premiere maniéré dont j’ai parlé ci - dessus, ou il faudroieautant d’estampes qu’on auroit de différentes grosseurs de vis.
En ajustant les têtes des vis, il faut avoir grand soin qu’elles déíàffleurent unpeu le dessus de la piece qu elles arrêtent, asin qu’on puisse les affleurer aprèsqu’elles sont en place , en donnant un coup de lime dessus, ce qui est beau-coup plus aisé à faire que de diminuer de l’épaisseur de la piece qu’on arrête, cequi ne doit même pas être, parce qu’on ne fauroit le faire fans les dépolir »
( supposé qu’elles le soient ) Sc sans les creuser, ainsi que le bois avec lequelelles affleurent.
Ce que je recommande par rapport aux têtes des vis, doit, à plus forte raison Ps’observer pour les équerres ou autres pieces qu on incruste, lesquelles doiventbien porter au fond de leurs entailles ? Sc déíàffleurer un peu le dessus du bois *