Band 
[Troisième partie. Troisième section.]
Seite
945
JPEG-Download
 

Sec T, IÏI. §. I. Maniéré de serrer VEbénìsterìe.

afin qu on soit toujours à même de donner un coup de lime dessus pour lesaffleurer Sc les polir ensuite, ce qu on ne doit jamais faire quaprès avoir posétoutes les vis, fans cependant les serrer tout-à-fait, de crainte qu elles ne tien-nent pas assez solidement dans le bois lorsqu on vient à les mettre à demeure.

Les vis â tête fraisée sont très-propres ; & lorfquelles font bien ajustées, ellessemblent être du même morceau de la piece qu elles arrêtent, à f exception de1 entaille faite pour placer le Tourne-vis, a quoi on pourroit remédier en faisantles têtes des vis plus épaistès qu’eiles ne doivent être, de l’épaistèur de cette

Planche

K 2 u.

entaille, comme à la Fig. 20 ; de forte qu’après avoir ferré la vis , on puisseoter cette épaistèur avec la lime, Sc par conséquent affleurer la tête de la visavec la piece qu’elle arrête. Voye^la Fig , 23, où est représentée une vis O avecune tête en saillie , Sc une autre vis P, laquelle affleure i’ouvrage, Sc où il n y ad apparent que le joint, qui n est pas sensible dans Inexécution.

Cette maniéré de faire les têtes des vis, est très-propre ; mais elle a le défautd etre peu commode ; car une fois leur tête affleurée, on ne peut plus les ôterfans rompre le bois , ce qui ne iaistè pas d’être fort incommode. Quand le der-rière de i’ouvrage n’est pas apparent, & qu’on peut y mettre des vis à écrou, iìn y a pas de difficulté pour noyer les têtes de ces dernieres, de maniéré qu’eliesne soient en aucune façon apparentes, soit que la place où elles font poséessoit une partie liste, ou qu’elle íòit susceptible de quelque forme contournée ,comme ii arrive quelquefois dans des parties de rapport servant à orner fouvrage.

En général, il faut bien prendre garde, lorsqu on incruste soit du fer ou ducuivre dans des parties dassembiage, que les pieces de bois qui les composent ,soient parfaitement bien sèches, asin qu elles ne fastènt aucun efíèt loríqu’eiiesfont serrées ; car autrement le bois qui veut se retirer Sc qui se trouve arrêté parles ferrures; se fend Sc íè déjoint par-tout- ce qu'il faut avoir grand soind’éviter. <

Les ferrures servant à lier ensemble les parties de Menuiserie ouvrantes, . ,

comme les portes Sc autres - avec les parties dormantes fur lesquelles elles font Plancheferrées „ font les fiches à vases Sc à nœuds, Fig. 1 & 2 ; les couplets Sc les char- 52 l \nieres, Fig. 3 & 4 ; les charnières plates ou à briquets, Fig . 16 ; & les pivotsde toutes fortes, Fig.' 14 ê 15.

Les fiches à vases font de deux pieces fur la hauteur, dont celle A , quiporte le gond , f e p 0 fe dans le bâtis, perpendiculairement à íâ face ; Sc1 autre partie de la fiche íè pose dans le battant de la porte , parallèlement afa face, comme on peut le voir à la Fig. 5.

Quand on veut poíèr ces fortes de fiches, on commence par prendre avec uncompas la moitié de leur diamètre, afin de tracer fur le battant de la porte Sc du

bâtis, le milieu de l’épaistèur des mortaises destinées à recevoir les ailerons dela fiche ; au battant de la porte , on porte ce demí-diametre du devant de lafeuillure Sc fur le bâtis , d après le nud du recouvrement de la porte, comme je

l’ai observé à la Fig . 5.