Band 
[Troisième partie. Troisième section.]
Seite
948
JPEG-Download
 

s4 3 MENUISIER, III. Part. SeB. III. Chap. XÎII.

^ Les fiches à nœuds ou à broches , Fig. 2, 6 c§ io, se ferrent de la mêtnèPlanche maniéré que celles dont je viens de parler, du moins quant aux précautions qu ilfaut prendre tant pour faire les mortaises, que pour les pointer ; il n’y a que la disposition de leurs mortaises qui n est pas la même, parce que ces sortes de fiches fieferrent toujours fur l’arête des joints , où elles entrent du quart de leur diamètrede chaque côté , ce qui oblige de faire leurs mortaises en biais dans F épaisseurdu bois, inclinées à peu-près à 45 degrés, ou d onglet, ce qui est la mêmechose ; de sorte que le milieu de ces mortaises vient rencontrer sangle du bois -qu on creuse ordinairement en forme d’un quart de cercle - pour contenir lenœud de la fiche, dont le centre doit être au milieu du joint & au nud de f ou-vrage , qu'elle désaffleure de la moitié de son diamètre, comme on peut le voltà la Fig . 6 .

Ces fortes de fiches se séparent en deux parties entaillées l'une dans fautre 9& on les réunit par le moyen d’une broche de fer qu on ôte quand on le juge âpropos ; quelquefois cette broche n'excede pas la longueur de la fiche, où elleest rivée à demeure, de sorte que les deux parties de la fiche ne peuvent êtreséparées. Ces sortes de fiches se nomment fiches de brisures ; & lorsqu’on estfait uíàge, on ne poustè pas de quart de cercle ( ou congé, ce qui est lamême chose) sur l’arête du joint; mais on y fait simplement une entaille/pour qu’elle entre dans chaque arête du quart de son diamètre, comme à laFig. 6 .

Que les fiches se séparent ou non , il saut toujours que la partie de la fiche ostîl y a plus de nœuds, ainsi que celle C - Fig, 2, soit ferrée dans la partie dor-mante, aíîn d’opposer plus de résistance au poids de la partie ouvrante, danslaquelle on place Fautre partie de fiche D , qu on pointe ordinairement la deí>niere, ainsi qu’aux fi ches a vases.

Les Figures 7 Sc 11, représentent une autre eípece de serrure nommée CotFplets , laquelle différé des fiches à nœuds, en ce quelle n’entre pas à mortaiso, dans le bois, mais au contraire elle s’appiique dessus, & y est attachée avestdes vis , ou, ce qui est mieux, elle est entaillée comme à la Fig. 11, de manier^qu’elle affleure avec le nud de Fouvrage.

Ces couplets â diffèrent encore des fiches à nœuds, en ce que le nœud deSpremieres est tout en faillie en dessus, comme on peut le voir à la Fig. 7, quíreprésente le couplet tout ouvert de E en F , 8 c reployé sur lui-même de F estQ, où on peut remarquer un petit espace entre íès deux branches, lequel estdonne par ce dont le diamètre du nœud du couplet surpasse Fépaisseur de ces detf*branches, qui, P our joindre f une contre Fautre, devroient être d une épaisseségaie au demi-diametre du nœud, comme il arrive quelquefois aux charnières?ainsi que je le dirai ci-apres.

Quand on emploie des couplets à de Fouvrage couvert de bois de placage?comme à la Fig. 3, il faut toujours que le centre du nœud de ces couplets f°^