Sect . IF. §- //• Description (Tune Imprimerie de Cabinet» 967
La seconde partie de la Presse est composée de la vis Sc de ses dépendances , 2de deux sommiers E , F, & du berceau GH; ces deux sommiers sont assemblésdans les jumelles à tenons libres, qui passent au travers de Ces dernieres, Sccelui du haut E , passe en enfourchement fur ces mêmes jumelles, afin de luidonner une épaisseur assez considérable pour pouvoir contenir sécrou de la visqui est placé au milieu , & qui y est arrêté par le moyen de deux boulons à visqui passent au travers de deux oreilles réservées en dessous de l’écrou, Sc enretour d’équerre de son épaisseur ; cet écrou doit être quarré par son plan , d’uneforme un peu conique , Sc entrer dans le sommier jusqu’aux trois quarts de fahauteur , ou , pour mieux dire , de son épaisseur : il se roi t même bon qu’on yréservât un retour en dessous au pourtour, de la même épaisseur que les oreilles ,dans lesquels passent les boulons , ce qui, en assurant sécrou davantage , don-neroit la liberté de le Faire plus haut, Sc d’y réserver même une partie saillante $laquelle passe roi t toute au travers du sommier , Sc seroit évuidée en godet pourrecevoir l’huile qu’on met ordinairement dans l’écrou pour faciliter le mou-vement de la vis.
Les mortaises des jumelles dans lesquelles passent íes tenons des sommiers ,doivent être plus longues que la largeur de ces derniers , sor-tout en dessus csifcelui du haut, Sc en dessous de celui du bas; cette plus grande longueur desmortaises se remplit par des morceaux de feutre ou bien de carton, afin quequand on fait mouvoir la vis , la résistance des sommiers soit moins ferme, Scdevienne même un peu élastique ; ce qui est nécessaire pour faire de belleimpression, & que l’œil ou la partie saillante de la lettre ne s’éniousse pas ou neCrève pas le papier ; ce qui rend en même temps le coup plus doux à l'Ouvriexqui tire le barreau.
La vis est toute du ressort du Serrurier, si ce n est fa boîte i, & fa tablette L JLa boîte est un morceau de bois d’une forme quarrée, & percé au milieu deíà grosseur d’un trou conique , dans lequel paíse la tige de la vis pour aller /ap-puyer fur la crapaudine de la platine de la Preste, qui est incrustée dans un mor-ceau de bois droit & très-uni, qui sert à appuyer fur le caractère : ce morceauou platine de bois a, à la Presse dont je parle, 7 pouces de longueur, fur yde largeur.
La tablette L , dans laquelle passe la boîte de la vis, est composée de deuxmorceaux joints ensemble fur leur longueur, Sc entaillés au milieu de leur lon-gueur selon la grosseur de cette derniere. La tablette entre à tenon dans les deuxjumelles, avec lesquelles elle est arrêtée par le moyen de deux coins a , b f quidoivent avoir de largeur a leur bout le plus étroit, au moins l’épaiíseur de latablette, afin de pouvoir la dévêtir quand on le juge à propos , ce q«on fait enôtant les coins, & en la faisant remonter en contre-haut.
Le berceau G H ì est un chaísis dont la largeur extérieure est egale a celle dela Preste , prise entre les deux jumelles, Sc d’une longueur astèz considérable povcfMenuisier , III. Pan. III. Secl. O ix
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