'Sec t. I. Madères qiion emploiè dàris la y. espece ctËbéÂìjièríe. §>8zla fin du dernier siecle ; mais présentement on në fait presque plus d’ouvrâgèd’Ebénistèrie de cette espece, si ce n’est quelques petits Ouvrages , Sc desboîtes de pendules , ce qui parmi les Ebénistes a fait donner le nom dePendalijles à ceux de leurs Confrères qui s’occupent particulièrement de cetravail.
Je ne m*étendrai pas beaucoup íùr cette derniere eípece d’Ebénisterie $non pas parce quelle n’est plus à la mode * mais parce que je n ai pas assezd’expérience pratique fur cette matière , Sc qu’il ne m’a pas été possible detrouver tous les secours dont j’aurois eu besoin pour entrer dans toiis lesdétails qu’exige la pratique de ce bel Art. Je me contenterai de le décrire dansíòn état actuel, Sc d’indiquer les moyens de le remettre dans ion ancien étatespérant d ailleurs que quelqu’un plus habile que moi achevera ce que je néfais qu’ébaucher ici.
Les outils propres à travailler la troisième eípece d’Ebénisterie , íont à-peu-près les mêmes que ceux des autres Ebénistes, dont j’ai fait la description daniJe courant de cette Partie de mon Ouvrage ; c’est pourquoi je n’en parleraipas davantage, & je passerai tout de fuite à la pratique de Fouvrage , aprèsavoir dit quelque chose des matières qui entrent dans fa construction, Ce quèje vais faire dans la Section íuivante.
Section Premier £
Description des différentes matières qu ôn emploie darís la conflruclioiide la troijieme ejpece d’Ebénijlerìe»
Les différentes matières qu on emploie dans la construction de la troisièmeeípece d’Ebénisterie ou Marqueterie proprement dite, font, ( sims y compren-dre les bois précieux Sc aromatiques dont j’ai fait la description au commen-cement de cette Partie, y?. 767 &suiv.) de deux eípeces, les unes animales Scles autres métalliques. Celles de la premiere espece sont l’écaille de tortue >l’iyoire , la corne , la nacre de perle, le burgaut Sc la baleine ; enfin celles
ne re g ar de pîus, Sc auxquels on a substituéd’élëgantes íuperfluirés, qui n’ont d’autre mé-rite qué celui d’une mode passagère, qui est bien-tôt effacée pat une autre , qui elle même n’exilíepas plus long-temps que le caprice de ceux quiî’ont inventée. II est vrai que les ouvrages qu’onfait maintenant ont beaucoup d’apparence , &coûtent peu cher en comparaison de ceux dudernier siecle ; mais aussi sont-ils moins dura-bles & moins précieux, tant pour le travail quepour la matière, qui souvent ne vaut rien; cequi , au fond, n’est pas un grand mal, puis-qu’on en donne pins qu’il ne faut pour Pargentqu’ils coûtent ; & que d’un autre côté le fort deCes fortes d ouvrages est de ne devoir durerqu’autant qu’ils plaisent. Mais le véritable mal
Menuisier , III* Paru lll. SeB*
qui en reiuite, C eu 1C qmis rontau^^-jen détruisant parmi les Ouvriers le goût d estbelles choses, P émulation & le dessein de bien
faisant même perdre ! ha-
faire , & en leur en ìanant me»*- - -
bicude , supposé qu’ils Payent ; car rien n est strare que de trouver des Ouvriers habiles anscette partie de FEbénistetie , si ce n’est q ue 9 l ’ esanciens qui y ont travaillé ouautrefois; car pour les jeunes , le P ë
nombre ne la connoissent pay* v re Sj e ®
que je dis ici des choses si peu honorablespour un siecle qui passe pour cêlui des Scien-ces ; mais cela o’en est pas.moins vrai, tantpour la partie de PArt dont je traite , que pourbeaucoup d’autres qui font dans le même cas,;
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