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[Troisième partie. Troisième section.]
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Sèct.ÌÌLDc la maniéré de travailler les différentes Matières,.SCcàoôf

fi étant dehors , elle ployé facilement par son propre poids , c est UÍ1 signe .

certain quelle est amollie au degré nécessaire ; alors on aune petite p re sse Penchefig. 7 & 2 , de la grandeur nécessaire pour pouvoir contenir la plus grande 33 **

feuille d écaillé, & dans laquelle on met les feuilles ainsi amollies, en obseryancquand il y en a plusieurs, de mettre entre chaque, des plaques de fer ou decuivre d environ deux lignes d épaisseur, bien droites fur leurs surfaces, &qu on a foin de faire chauffer auparavant, afín de conserver plus long-tempsaux feuilles d écaillés la ductilité qu elles viennent d acquérir par le moyen del’eau bouillante.

Quand les feuilles d écaillé font beaucoup bombées, L qu on craint quellesne fe prêtent pas assez à faction de la presse, soit par rapport à leur bombage,ou parce quelles refroidissent trop vîte , il faut, lorsqu on a mis deux oUtrois feuilles dans la presse, serrer médiocrement cette derniere, Sc on laplonge dans seau bouillante , qui ramollit 1 écaillé ; après quoi on acheve deserrer la presse , & on la retire de seau pour laisser refroidir fécaiile peu-à-peu,'ce qui vaut mieux que de la tremper dans de seau froide, qui saisit trop vîcç1 écaillé, & la rend plus cassante Sc plus fijjette a íe tourmenter.

Quand 1 écaillé est totalement refroidie, on la retire de dessous la presse $

Sc elle íe trouve parfaitement droite , Sc conserve toujours cette nouvelleforme, pourvu qu on ne la trempe plus dans seau bouillante ; car elle rede-viendrait courbe comme auparavant. Il faut aussi faire attention que fécaiiles etend Sc íe dilate a 1 eau chaude , mais qu elle íe retire en refroidissant ' c’effpourquoi quand on la contourne dans des moules » íi faut que ces dernierssoient un peu plus grands qu il ne faut, asin de laisser à 1 écaillé le moyen d©fe dilater librement, comme jef expliquerai ci-après.

Quand les Ebénistes redressent fécaiile, ils n’y font pas grande façon ; la’plupart se contentent de la mettre, au sortir de seau chaude, entre des plan-ches d’environ un pouce d’épaisseur * Sc de les serrer avec un ou deux valetscomme la fig. rq , ce qui n est pas bon, parce que pour peu que 1 écaillé nesoit pas assez chaude, on s’expofe à la faire casser ; ou supposé qu’elle prêteà un médiocre degré de chaleur ; elle ne reste pas droite quand on fête dedessous les valets , ce qui oblige de recommencer fopération r c est pourquoiil vaut mieux faire usage dune presse Sc des sers chauds , comme je viens dele dire ci-deíïùs. Quant à la forme de la presse, elle est assez arbitraire ; ce-pendant il feroit à propos qu’elle fût construite comme 1 es fig. 7 ê 8 , c’est-à-dire , qu’elle fut compofee de deux montants ou jumelles, avec une vis de prefsion au milieu, asin que le mouvement de la presse fe fît plus promptement*

La vis, pour être bonne, doit être de fer, & être arrêtée avec la plancheou platine supérieure de la presse (de maniéré cependant qu’elle puisse tournerlibrement ) , asin de la faire remonter quand on le juge à propos.

L’écrou de cette vis est placé dans le íbmmier duhaut, Sc on fait mouvoir la visMenuisier - IlL Pan. ///. Secí. 4 l2 ,