SEcrJII.De la manies e de travailler lès différentes Matières >ôCc. loirou d’ordure empêcheroit Faction de ia soudure ; il ffiit même éviter de passerson haleine sur ces joints, ni d’y toucher avec les doigts.
Les Ebénistes soudent peu l’écaiile , les uns parce qu ils ne le savent pas faire.Sc les autres parce qu’ils ne s’en soucient pas, Sc que d’ailleurs ce n’est p as l acoutume ; cependant cette ressource est fort avantageuse dans beaucoup d’occa-»fions où il faut de grands morceaux d’écaille dune même piece , ou du moinsqui semblent l’être.
Quand on veut souder deux morceaux d’écaille ensemble, il faut les choisir demaniéré qu a 1 endroit du joint, leurs couleurs ou leurs nuances soient à-peu-près semblables , afin que le joint ne soit pas apparent, du moins autant qu ilest possible de le faire.
Les Ebénistes réemploient pas Fécaille toute nue , c’est-à-dire, qu’ils nel’appliquent pas immédiatement fur le bois ; mais après Favoir dressée Sc misod’épaisseur , ils la doublent pour y donner du fond, Sc pour que la colle Sc lesnuances du bâtis ne paroissent pas au travers. Cette doublure n’est autre chosoqu’une couche de noir ou de rouge étendue fur 1 écaillé du côté de la chair ,Sc recouverte ensuite avec du papier qu’on y applique en même-temps que lacouleur, laquelle sert de mordant pour retenir le papier.
Ces deux couleurs se font Fune avec du noir de fumée, Sc Fautre avec duVermillon, l’un Sc Fautre détrempés Sc broyés avec de la colle de poisson qu’onpréféré à la colle d’Angleterre, non-feulement parce quelle est plus tenace, maisencore parce qu’étant plus claire Sc limpide, elle ne gâte pas la couleur du ver-millon, qu’on doit employer le plus pur possible, pour qu’il donne une plus bellecouleur à l’écaille. Ces deux couleurs sont les seules qu’on donne à Fécaille, dumoins pour Fordinaire, Sc la rouge est celle qui est la plus usitée maintenant.
On pourroit cependant doubler Fécaille avec d’autres couleurs, ce qui fe-roit très-bien dans différentes occasions, en donnant plus de variété aux ouvragesde Marqueterie.
On double la corne de la même maniéré que 1 écaille , soit en bleu ou enyerd, ou toute autre couleur. Le bleu se fait avec de l’indigo, du bleu dePruíso ou d’autres poudres de cette couleur. Le verd se sait avec une poudreVerte , que les Marchands de Couleur vendent sous le nom de verd calcinésqui n’est autre chose que du verd-de-gris crystallisé nommé , par les Apothi*caires - crystaux de verdet.
Le jaune, ainsi que les autres couleurs , se fait avec différentes sortes depoudres qu’on trouve chez les Marchands de Couleurs, Sc on les broie, ainsi quetoutes les autres , avec de la colle de poisson. On emploie toutes ces couleurs àchaud, Sc on y applique tout de soite du papier , comme je 1 ai dit ci-delso§.
Il y a de petits ouvrages de Marqueterie, comme des porte-montres Scautres, où au lieu d’écaille , on emploie de la corne peinte par-derriere d aborden rouge de vermillon appliqué par tache, Sc ensoite doublee avec du noir àMenuisier , III. Part. III. SeB. B 12
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