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[Troisième partie. Troisième section.]
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1020 MENUISIER, III. Pan. ÌIl. SeH. Chap. XIV.

différentes matières, dans le détail defquelles je n’entrerai pas, parce que c estune aflaire qui seroit d’une trop longue discussion, íâns pour cela être absolu-^ment nécestàire.

Quand on fait entrer l’argent ou sor dans la construction de la Marqueterie,il faut avoir grand foin en découpant cês métaux , d’entourer le bas de saxeou étau d’une peau de mouton , dans laquelle tombent les sciures Sc la limaille >laquelle est très-précieufe, vu la cherté de ces métaux, fur-tout de for, quivaut près de cent livres 1 once.

Comme en général les métaux ne prennent pas bien la colle , il faut, quandils feront de grandes masses , les arrêter dans le bois avec de petites pointesde même métal , qu’on fera entrer le plus juste possible, Sc dont on refouleun peu la tête pour quelles joignent mieux ; Sc on fera eníòrte , autant qu’ilfera possible, de placer ces pointes íbus les ornements de bronze, ou biendans les enroulements des gravures , de maniéré quelles ne íòient pasapparentes.

A la place de la Mosaïque en bois, en cuivre, dont je viens de faire ladescription, on revêtit quelquefois les meubles avec de la laque ou vernis dela Chine ou du Japon, dont ordinairement le fond est noir Sc rehaussé d’or-nements d or.

Lá laque qu'on emploie ordinairement en Ebénisterie, fe prend dans des

feuilles soit de cabinet ou de paravent venu de la Chine ou du Japon , qui,pour la plupart , font vernies Sc peintes des deux côtés , & qu’on refend au

milieu de leur épaisseur pour les diminuer ensuite au rabot Sc les mettre en étatd’être plaquées ssir des fonds de Menuiserie ordinaire. II faut prendre beaucoupde précautions, tant pour refendre ces feuilles , que pour les diminuer , decrainte de faire fendre ou éclatter le vernis ; c est pourquoi, lorfqu’on les re-fend , il faut les mettre dans la presse entre des coussins ou des couverturesde laine. Il faut avoir la même précaution lorsqu on les rabote par derrière,cest-à-dire, qu’il faut mettre sur l’établi une couverture ployée en double ,pour que les inégalités qui sont à la surface du vernis à l’endroit des fleursou autres ornements, entrent dans l’épaisseur de cette couverture.

En diminuant f épaisseur des bois qui portent la laque ou vernis de la Chine,il faut prendre garde de leur laisser assez de consistance pour qu’ils ne so rom-pent pas ; c’est pourquoi il faut leur laisser au moins une ligne d’épaistèur ;après quoi on les plaque fur l’ouvrage à l’ordinaire , en prenant toutefois hprécaution de les faire chauffer, ainsi que les bâtis qui doivent les recevoir ,Sc d’étendre fur la laque des couvertures , par-deflùs lesquelles on metdes couffins ou des calles de bois avec des goberges ou des prestes à coller ,solon qu’on le juge nécestàire ; mais il ne faut jamais fe servir de valets pourfaire ces collages, de crainte qu en frappant defíus pour les íèrrer , on n’étonnele vernis, Sc qu’on ne le fasse fendre,