§ect. IV- Maniéré de conjìruìre la Marqueterie SC la terminer. 102 r
Autant qu’il est possible, on entoure lés joints des ouvrages de laque derapport avec des ornements ou des cadres de cuivre , parce que quelaues kiàcnâprécautions qu’on prenne en coupant les feuilles de laque, il est bien diffi-cile de n y pas faire quelques éclats, qui font paroître la place des jointsce qui fait un très-mauvais effet ; de plus , quand on pourroit parvenir à cou-per la laque avec toute la propreté poíììble , les arêtes des ouvertures quine feroient pas ainsi garnies, né tarderoient pas à être gâtées, ce qui feroittoujours mal.
On imite en France les vernis de la Chine ( du moins autant bien qu’il áété possible jufqu’à présent ) ce qui fait de f ouvrage plus solide que celui ouon plaque ceux de la Chine. Dans ce dernier cas , c’est-à-dire , quand orivernit les meubles, il faut avoir grand foin que leurs bâtis soient construitsde bon bois très-fec , A avec toute la solidité possible, comme je lai enseignédans le cours de cet Ouvrage.
Ce que je viens de dire renferme, à peu de chose près, tout ce qu’il estessentiel de savoir touchant la théorie pratique de la Marqueterie ou Mosaïqueen métaux , m’étant uniquement borné , dans la description de cette derniereeípece d’Ebénisterie, ainsi que dans celle des deux autres , à donner des réglésgénérales applicables à tous les cas, íàns donner d’exemples particuliers def application de ces mêmes réglés.
Je ne parlerai pas non plus du mélange des différentes matières qui entrent
dans la construction de la Marqueterie, parce que cette matière est inépuisable*
Sc que ce mélange dépend abíòlument du goût de l’Artiste , de la nature Sc déla plus ou moins grande richeste des différents ouvrages , qui , lorfqu’ils sontdune très-grande richesse, dépendent, pour leur construction, du travail dedifférents Ouvriers, comme les Ebénistes, les Tabletiers, les Marbriers , lesPeintres , les Orfèvres, les Metteurs-en-œuvre, les Fondeurs-Cifeleurs , Sc c ,à moins qu un Ebéniste ne possédât toutes les connoistànces relatives a ces diffé-rents talents, ce qui est très-rare à trouver , íàns cependant etre impossible.
Mais comme ce détail est absolument au-dessus de mes forces, je vais doncfinir cette Section par donner une idée générale des différentes eípeces déMosaïques dont on fait uíàge avec la Moíàïque dont je viens de parler ; aprèsquoi j’entrerai dans quelques détails fur les bronzes dont on orne les ouvragesd’Ebénisterie en général, ce qui terminera cette Troisième Partie de monOuvrage , asin de pasier tout de fuite à la description de f Art du Treillageur *ou Menuiserie des Jardins, qui fera le íùjet de la Quatrième ôc derniere Partiede l’Art du Menuisier , comme je l’ai déja annoncé à la fin de la description de làMenuiserie des Voitures , page 596.
m