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[Troisième partie. Troisième section.]
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Sec t. IV. §. I. liée générale des différentes especes de Mosaïques. ivLzdes verres teints, dans le temps du bas Empire; cette Mosaïque étoït cdm-posée de dés de verre doublés d’une feuille colorée 8c collée deíïus , de ma-niéré qu’elle ne peut s’en séparer que par le moyen de seau bouillante ( cequi revient assez aux cornes qu’on emploie dans les contre-parties de Marque-terie). La plupart des Mosaïques de i’Eglife de Saint Marc de Venise , s ontdans ce genre : elles font composées de petits cubes ou doublets de verrecolorié, 8c ont été exécutées par des Grecs venus de Constantinople , versTan 107 r ou 92 .

Cette Mosaïque donna naissance a celle appeilée communément la Mosaïquede Rome : cette derniere est la plus belle de toutes, par la facilité qu elle donnede rendre avec précision toutes sortes de sujets , tant pour la couleur que pourla forme: elle est composée de petits paralléiipipedes d’émaux incrustés , ou,pour mieux dire, placés fur un fond de mastic, comme je i’expliquerai ci-après. Cette eípece de Mosaïque prit naissance à Constantinople , on en faisoitdé ja dès le neuvieme siecle ; mais c’est à Rome qu’elle s’est perfectionnée,8c qu’on peut voir les plus beaux ouvrages dans ce genre, à compter duPortrait du Pape Nicolas IV , fait en 1239 , jufqu’aux ouvrages qu’on faitencore de nos jours dans l'Eglise du Vatican, autrement dite Saint Pierre deRome, où les chefs-d’œuvre de Peinture dont ce magnifique Temple étoitorné , font la plupart copiés en Mosaïque avec une vérité étonnante.

Non-feulement les Artistes qui font les Mosaïques modernes' íbnt parvenusà rendre avec précision de grands morceaux de Peinture, tels que les.grands

Tableaux de Saint Pierre de Rome, dont il y en a qui ont jusqu a seize piedsde hauteur , fur huit à neuf de largeur, mais auíïì des petits Tableaux dechevalet, représentant des fleurs, des fruits 8c même des portraits , comme,par exemple, celui de la Reine Christine de Suede , qui est à Saint Pierrede Rome, au-dessus du tombeau de cette Princesse ; celui du Pape Paul V,dont le visage est, dit-on, composé de plus d’un million sept cent mille mor-ceaux, qui sûrement doivent être très-petits, . ' ^

Les émaux dont on construit les Mosaïques de Rome se font avec du. verrequ’on fait fondre, 8c dans lequel on mêle des matières colorantes soit mi-nérales ou métalliques , qui en fe mêlant avec le verre , le teignent: dediverses couleurs & le rendent opaque, parce qu’elles ne fe vitrifient pas.entié-ìrement. On fait des émaux en petits pains plats de cinq à six-pouces de .dia*wetre , 8c six à sept lignes d’épaisseur , tels que les émaux de Hollande â deVenise , qui passent pour être les meilleurs, 8c dont les Emaitleurs 4 e Parisfont usage ; mais pour de grandes Mosaïques, on coule l’émaif pa s ^bles 8çon le débite, pendant qu il est chaud, en petits parallélipipsèL- à -trois aquatre lignes en quarré, fur un pouce 8c demi à deux pouces de longueur ; d aiàtres coupent les émaux à froid en les posant fur un coin d acterz -A. en> fàp-:pant fur f émail bien à-plomb au-dessus du coin, avec. un marteau donc unMenuisier , III. Part. III. Seci. E 12

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