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1028 MENUISIER, III. Part. Seiï. III. Chap.XIF.
1 n’est pas très-considérable ; alors la matière de leur extérieur ne se refoulantpas aíîèz fur elle-même , il arrive souvent qu’il se fait des caííures à l’intérieur,ou du moins que la moulure ne devient pas parfaitement droite fur fa longueur ;c’est pourquoi je crois qu’il vaut mieux s’en tenir aux deux premieres maniérésde faire les moulures de cuivre ; Sc si j’ai parlé de cette troisième maniéré deles faire, ce n a été que pour indiquer une reíîource qui pourroit quelquefoisêtre utile en certaines occasions.
Je ne m’étendrai pas davantage fur la construction des Bronzes, parce queleur travail regarde d’autres Ouvriers que fEbéniste, du moins pour l’ordi-naire , Sc que cela sera traité dans d’autres Arts avec toute l'étendue convena-ble , ce que je ne pourrois pas faire ici fans nf écarter de mon íujet.
Cependant comme ce font les Ebénistes qui font les modelés des fontes,je ne faurois trop les exhorter à les faire avec tout le íbin Sc Inattention possi-bles, tant pour qu’ils fe dépouillent aisément, que pour laiíîer de la matièreAux endroits convenables, ainsi que je l’ai dit plus haut, ce qui peut Rappliquerà toutes fortes d ouvrages de cette nature.
Après avoir traité sommairement des différentes fortes de Bronzes, il mereste présentement à traiter des différentes maniérés de souder les différentsmétaux dont on fait usage en Ebénisterie, ce qui fera l’objet du paragraphesuivant.
§. II I.
De la maniéré de souder les Métaux qu on emploie aux
ouvrages d'Ebénijierie,
différend
Par le terme de souder , on entend faction d’assujétir ou arrêter ensembledeux pieces de même ou de différents Métaux , Sc cela par le secours d’unagent ou métal composé , nommé soudure , dont j’ai fait la description ci-deífus (*).
Il y a deux maniérés de souder , f une qu’on appelle soudure à froid , ou,pour mieux dire , au fer ; Sc l’autre, qu’on appelle soudure à chaud , qui se faitpar le moyen du charbon allumé, ou d’une lampe.
On ne soude guere à froid que l’étain , soit avec du cuivre ou avec lui-même, parce que comme c’est un métal mou, il eritreroit trop vîte en fusionsi on le mettoit fur le feu ; ce qui fait qu’on ne fe sert que de fers chauds -lesquels font fondre la soudure, dont la chaleur est suffisante pour échaufferl’étain au point qu’elle s incorpore aisément avec lui*
(*) En général, tous, les Métaux se soudentainsi que je viens de le dire ; cependant lorf-qu’on unit ensemble deux pieces de fer par-lemoyen du cuivre , on ne dit pas une soudure ,mais une brisure ; Sc on ne dit soudure , en par-lant de ce métal, que lorsque l'on unit deuxmorceaux de fer sans secours d’aucun agent,
en les faisant seulement chauffer à un degré de-chaleur convenable , Sc en les appliquant l'unsur Pautre sur l’enclume, où on les forge commes’ils nefaisoient qu’un , ainsi que Fécaille, ayantla propriété de fe réunir par le moyen dé 12chaleur seulement,