Band 
[Troisième partie. Troisième section.]
Seite
1029
JPEG-Download
 

Sect. IV. §. III. Maniéré de souder les Métaux pour VE bénifierie. 1029

Les fers à souder font de deux fortes ; les uns, comme la fig. 12 , fervent àfaire des soudures dans les angles ; Sc les autres , fig. 13 & 14, ne fervent qu àfaire des soudures plates. II ,faut que ces différents fers soient étamés pour enfaire usage, fur-tout les derniers, dont la malle est toute de fer , au lieu qffàl’autre on la fait ordinairement de cuivre.

Quand on veut souder de l’étain avec lui-même , on commence par enduireles pieces aux environs des joints, avec une eípece de blanc ou de colle faiteavec du blanc d’Efpagne Sc de la colle-forte : il faut mettre deux couches dece blanc, qui empêche la soudure de prendre ailleurs qu’à fendroit du joint,Sc qui en même-temps arrête les progrès de la chaleur du fer ; puis quand leblanc est bien sec, on avive le joint, Sc prenant de la soudure avec le bout dufer chaud , on f applique dessus le plus promptement possible , pour ne pastrop échauffer l’étain, auquel, comme je l'ai déja dit, la soudure en fusioncommunique toujours assez de chaleur.

Lorfqu’on soude au fer, il faut avoir près de foi une brique ou une eípecede palette garnie de fer-blanc, nommée étamoir , fur laquelle on frotte detemps en temps le fer, après lavoir fait toucher à un morceau de poix-résine ,par le moyen de laquelle la soudure s y attache plus aisément.

Quand la soudure d’une piece d’étain doit être apparente, il saut fe servirdu même étain que la piece pour la souder , asin que quand elle est polie , lasoudure n’y paroisse en aucune maniéré.

Quand on soude une piece de cuivre avec une piece d’étain, on le sait

toujours ainsi que je viens de le dire ci-dessus, en observant seulement qu’ilest bon de chauffer un peu la piece de cuivre , 6 c de la frotter de sel ammoniac ,afin que la soudure d’étain s’y attache mieux.

La seconde maniéré de souder , ou la soudure à chaud, fe sait ou parle moyen des charbons ardents ou d’une lampe allumée, comme je 1 ai ditplus haut: dans l’un ou l’autre cas, on dispose toujours les pieces à souder dela même façon, ce qui se fait de la maniéré suivante.

On commence par disposer les joints tels qu’ils doivent être, soit bout a bout,ou en recouvrement l’un fur l’autre ( ce qui est la meilleure maniéré, quand celaest possible ) ; ensuite on lie les pieces ensemble avec du petit fil de fer bienrecuit, de façon qu elles ne puissent pas fe déranger , comme hfìg. n ; puis onmouille fendroit qui doit être soudé, pour y fixer les paillons de soudure, Scfur-tout le borax, dont on couvre le tout ; après quoi on met la piece ainsidisposée , fur des charbons allumés dans une poêle de fer, Sc on la recouvreavec d’autres charbons, de maniéré cependant qu’on puisse voir 1 endroit quidoit être soudé. Quand tout est ainsi disposé , on souffle le feu en dirigeant sonaction de maniéré que la partie qui doit être soudée - chauffe egalement Sce n même temps par-tout. Cette opération demande beaucoup d attention Scd’ufàge, parce que d’abord qu’on voit la soudure entrer en fusion ( ce qui

Bm.wwi—■'■ i ’i i ii^ii l'm * »)feafcaw«dl

PlancheZ Z 7»