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1030 MENUISIER, III. Part. à?. III. Chap. XIK
se fait très-promptement ) il faut cesser de souffler tout aussi-tôt, fans quoi oncourroit grand risque de faire fondre ia piece, ou de brûler la soudure.
Quand les pieces qu on veut souder, sont d’une nature à ne pouvoir pasêtre liées ensemble , mais que leurs soudures sont à leurs extrémités, soit queces mêmes pieces doivent être misos bout à bout Tune de l’autre ou en retourd'équerre , comme, par exemple, la fig. r5 3 on assujétit les pieces à souderfur de la tôle, ou, ce qui est encore mieux, fur du gros 61 de fer applati,de deux à trois lignes de diamètre , auquel on a donné une forme semblableà celle des pieces qu’on veut souder. Voye^ la fig. 16, qui représente le filde fer sur lequel est placé la partie du cadre représenté fig. 1 j*.
Quand les pieces sont trop petites pour être soudées sor un grand feu 3 onles soude à la lampe ; ce qui se fait de la maniéré suivante.
La piece qu’on veut souder étant apprêtée, comme je lai dit ci-dessus, onla pose sor un gros charbon applati 8c diípofé de maniéré que la piece ytienne solidement ; on prend le charbon ( 8c par conséquent la piece ) de lamain gauche , & de la droite un chalumeau ou tuyau de cuivre recourbé parle bout ; on approche la piece de la lampe, 8c on souffle dans le chalumeau ,afin d’exciter la flame de la lampe, & de la porter sor l’endroit de la piecequ’on veut souder, en prenant la même précaution que quand on soude aufeu , c’est-à-dire, de cesser de souffler d’abord que la soudure commence àentrer en fusion.
Comme les pieces qu’on soude à la lampe sont la plupart très-petites, 8c
qu il ne faut y mettre <juune très-petite quantité de borax , on met ce dernier
dans une boîte de íer-blanc ou de cuivre ,fig. 17, nommée Rochoir , au basde laquelle est un petit tuyau dont l’orifice ou ouverture est très-petite , pourne laisser sortir qu’une très-petite quantité de borax à la fois.
S’il arrivoit que les pieces qu’on veut souder ensemble, eussent des assem-blages par le moyen deíquels on pût en retenir les joints, on pourroit les sou-der à l’étain, comme je vais l’enseigner.
On commence d’abord par faire chauffer la piece à l’endroit de l’assemblagequ’on frotte de sel ammoniac , & qu’on étame ensuite avec le fer , fig . 12, snobservant de bien étendre l’étain dans toutes les parties de i’aísemblage. Onfait la meme chose, s’il. est possible , aux deux pieces qui doivent aller ensem-ble ; 8 c quand elles sont bien étamées, on les fait chauffer toutes deux jus-qu a ce que letain soit presque en fusion ; puis on les assemble 8c on seslaisse refroidir ; alors elles sont parfaitement soudées intérieurement sens qu’ilen paroisse rien au dehors.
Cette maniéré de souder les pieces assemblées, est très-avantageuse, parceque si on vouloit ses séparer, on n auroit qu’à les faire chauffer pour molifies1 etain qui les tient, ce qu on ne peut pas faire avec les autres eípeces dssoudures.
■Voilà,