Sect. /. §. III- Des Ornements de Treillage , ê des Outils a découper , &c. 1129peu plus qu il ne faut. A la place des moules íìmples , comme ceux—cì y on «s-Mi àLâà-Mpourroit en faire de doubles ; c’est-à-dire, composés de deux parties , lune Planchecreuse Sc sautre bouge, correspondantes l’une à l’autre , Sc entre lesquelles on ^mettroit les pieces après les avoir fait chauffer à l’ordinaire, ainsi qu’on fait pourfécaille, A même pour le placage en bois ; mais cette derniere méthode de-viendrait un peu longue , Sc par conséquent trop coûteuse, & je ne la proposeici que pour enseigner tous les moyens de mouler les ornements de Treillage leplus parfaitement qu’il est posiìble de le faire.
Les outils dont je viens de faire la description, sont ceux dont les Treillage Uisfont le plus généralement usage, auxquels ils peuvent en joindre beaucoupd’autres , selon qu’il leur paraîtra utile Sc commode de le faire ; comme , parexemple, une grande partie des outils des Menuisiers de bâtiment , dont ontrouvera le détail dans la premiere partie de mon Ouvrage,/?. 49 êf Ils ont aussibeíôin de plusieurs outils de Serruriers, comme des étaux , tant à pied qu amain, des pinces de différentes eípeces, des limes,des forets, &c. dont j’ai donnéquelques notions générales dans la troisième Section de la troisième Partie de cetOuvrage,/?. 932 & fi c’est pourquoi je n’en parlerai pas ici. Cependant avant quede passer à l’exécution des Treillages, tant simples que composés , je vais fairele détail dune efpece de rabot, propre à mettre d’épaiffeur les lattes de frisages,
Sc autres pieces de cette eípece , qui, par le moyen de cet outil , font d’uneépaiíïèur parfaitement égale, tant entre elles , que dans toutes les parties deleur longueur, Sc cela beaucoup plus proprement qu’on ne pourroit le faire à laplane, Sc fans y employer plus de temps ; je donnerai aufíì des exemples demoules ou entailles , propres à découper différentes pieces de remplistâge, dequelque forme qu’elles puiffent être.
§. IV. Description d un Rabot a mettre d’épaisseur , ct de différents Moules
ou Bois d couper de longueur .
Le rabot à mettre d’épaiffeur, représenté fig. 1 <9 2, ne diffère des rabots —_
ordinaires que par la forme de son coin , & par faction des deux joues mobiles, Plancherapportées des deux côtés de son épaisseur. 5 *3*
Les joues mobiles cotées A , B ,fig. 2 <9 4 , ont environ quatre lignes de-paiffeur, fur une longueur égale à celle du rabot ; elles entrent dans deux rava-lements pratiqués aux deux côtés du rabot , qu’elles affleurent , tant par lescôtés que par - dessous, Sc elles font retenues en place par le moyen de deuxboulons à vis C, Z), qui passent tout au travers de l’épaisseur de l’outií, ainsiqu’on peut le voir à la^. 4 qui en représente la coupe.
La tige de ces boulons est d’une forme quarrée par leurs coupes , Sc ils nefont taraudes à leurs extrémités, qu’autant qu’il est nécestàire pour recevoir l’é-crou, afin qu il reste de la partie quarrée pour paíîèr dans les mortaises E F dela joue mobile ,j%* 5.
TreiLLAGEUR* I 13