CHAPITRE 11
EPOUUE ROMAINE
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très naturel que les anciens aient placé à l’extérieur un signe palpable indi-quant la destination de l’édifice, à l'ornementation duquel il concourait.
§ 7. — Eclairage public.
On peut dire qu’à Home, l’éclairage public lit longtemps défaut et nous11e croyons même pas qu’il ait jamais existé d’une manière régulière.
Nous avons vu que le seul moyen de circuler dans la ville, aussitôt la nuitvenue, était de se faire accompagner de serviteurs portant des lumières.
Ace sujet ( 1 ) Xipbilin, dans Tibère , raconte que Veianuslit reconduire les spectateurs au sortir du théâtre parcinq cents porle-ilambeaux. 11 paraît probable, d’aprèscet exemple, que des esclaves payés rendaient ce serviceau public, toutes les fois que le spectacle Unissait tard.On comprend dès lors que les particuliers riches tinssentà honneur de se faire accompagner parmi nombre impo-sant de serviteurs.
dette coutume était générale; ainsi Juvénal , à uneépoque où le luxe n’avait aucun frein, nous montre leriche, accompagné le soir de lampes de bronze et devingt tlambeaux, quand le pauvre, en l’absence de la lune, éclaire sa marcheà la lueur douteuse d’une maigre chandelle.
A Rome , les jeunes gens qui voyaient leurs maîtresses les laisser à laporte une partie de la nuit sans leur ouvrir, abandonnaient en se retirant lesderniers restes de leur llambeau dans l’espoir de les attendrir. C’est ce quenous apprennent, dans Properce , les plaintes d’une malheureuse porte quidéplore le scandale dont elle est devenue l’objet : « Chaque jour, dit-elle, meretrouve chargée de couronnes qui me déshonorent, entourée des llambeauxqu’abandonne l’amant éconduit d’une femme trop célèbre*. »
Plus heureuses que Rome, plusieurs villes de l’Orient furent éclairéespendant la nuit. Saint Jérôme raconte! que, de son temps, Jérusalem étaitilluminée le soir. Quid plura, elit-il, dum audientümi et eirculutn lurnina jam111 plate tu accensa solverent.
Applique p o u m éed'une main des-tinée A TENIR UNECHANDELLE (D'iiprAS
MM. d’Areinberg etSaglio).
(i) Eoriquet, ouvrage cité, p. UI4.