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U on était ainsi d’Antiocho : à l'époque où le César Gallus, frère <1(*l’empereur .lulien, résidait dans cette ville, dit Ammien Marcellin , on voyaitaussi clair dans ses rues pondant la nuit, ^ x ’ ’ jour, an point que ceprince ne pouvait sortir sans être reconnu. Alors, comme aujourd'hui, il yavait, il est vrai, des gens dont la fureur, malavisée, s’attaquait aux réver-bères et aux cordes qui les suspendaient. C’était pour les citoyens une honteet une calamité, quand la guerre ou l’émeute venait ainsi priver de leurlumière accoutumée les rues et les places. Les princes étaient mal venus àretrancher quelque chose des revenus que les villes destinaient à cet objet.Du reste, le code de Justinien comprend l’éclairage des rues dans les chargesauxquelles les préfets et les municipalités des villes doivent pourvoir avecce ipii leur reste des revenus, une fois l’impôt payé. Ammien Marcellin , par-lant de l’éclairage public à Antioche , semble considérer cette institutioncomme une chose merveilleuse :
Pernoctanthun luminum claritudo dierum solet hnitari fui g or em ( 1 ).
Un détail (2) plus précis nous expliquant de quelle nature était cet éclai-rage eut, mieux valu cent fois «pie cotte phrase redondante. « Mais, dit encoreM. de Chateaubriand (d), Ammien Marcellin , qui décrit minutieusement lesmachines de guerre, n’a pas cru devoir entrer dans le détail d’un usagejournalier. » Un passage d’une lettre de saint Jérôme (4) pourvoit, heureuse-ment à la description que notre déclamateur a dédaigné de faire et c’est pournous désenchanter un peu de ce «pie la phrase d’Ammien nous avait donné àpenser sur le luxe de ce premier éclairage. Il paraît «pu» c’était tout simple-ment de grands feux de bois allumés dans les carrefours, sur les places, età la lueur desquels les oisifs se rassemblaient, et disputaient, sur les .affairesdu courant (h).
( I) Anira. Marcellin, 1. XIV, c. î. Kdil. de (îronovius; l.eyden 1099, in-fol., p. 3.
(2) Kd. Fournier, Le» Lanterne», p. (i.
(3) Etude historique, Paris 1843, in-12, p. 237.
(i) Epist. XIV.
(3) Nous devons pourtant, dire que, d'après un passage de Libanius [in Ellebicum, édit. .1(127, in-fol. il. 387), il paraîtrait que cet éclairage puldic se composait de lampes suspenduesà l’aide d’une corde. Quelques séditieux, selon ce rhéteur, coupèrent celle d’une lampe, placéeainsi auprès d’une maison de bains. Mais comme les halnea étaient des lieux de prostitutionet que ceux-ci étaient toujours annoncés la nuit par un lalot au-dessus de la porte, pcul-
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