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La lumière que l’Lglise prodiguait dans ses cérémonies sacrées n’était
pas, comme aujourd’hui placée sur l’autel. Le I L concile de Carthage (1),tenu eu 398, prescrit en ces termes la forme de l’ordination des acolytes :
Que l’acolyte reçoive le chandelier avec un cierge des mains de l’archidiacre, afinqu’il sache que sa fonction est d’allumer les cierges dans l’église... (2).
Le canon est fort important et jette du jour sur des textes postérieurs oùles chandeliers ne sont pas expressément désignés. Ainsi, quand saint Isidore
de Séville , qui hérissait à la lindu iv° siècle, nous dit que « lescierges sont portés et déposéspar les acolytes », il devientévident qu’il s’agit de ciergessupportés par des chandeliers.
mm.
§ h. — Chandelier pascal.
Mais en dehors des chan-deliers portés par les acolytes,un usage remontant aux pre-
l.AMl’E PLACÉE SUR LE T0MI1EAU ü’iIN MARTYR. El.l.H REPRÉSENTE HUOrS tCIUpS (le l’EgUsC, YOUlnit
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qu il 1 époque ou i ou ieimi uirésurrection du Seigneur, onallumât un cierge d’une forme et d’une grosseur déterminées qui brûlait
couronne du martyr (D’après Korluuio l.ieeti).
{tendant tout le temps pascal. MExultel qui se chantait à cette occasion est
à peu {très la même que celle que l’on entend encore aujourd’hui {tendantla cérémonie de la bénédiction du cierge pascal. Certains auteurs l’ont
attribuée à saint Augustin, d’autres à saint Ambroise, mais ce que nous
savons de plus certain, c’est qu’au milieu du iv° siècle le cierge pascal faisait
partie du luminaire du sanctuaire ; il était placé le {tins souvent dans lechœur, {très des degrés du presbytère. C’est ce qui explique pourquoi, la
(1) Kl non point le 4° connue le disent Suarez, De A'ucharislia, quœst. SU, soct- 66, p. 863du l. XIII, etGhardon, Histoire des Sacrements. Migne. Thcol. cours compl., l. XX, p. 700.
(2) Corhlet, Notice sur les chandeliers d'église, p. 13.