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CHAPITRE IX
XVII» S1ÈCKK
I] s’est, du reste, plaint de cette psalmodie déplaisante, et dans sa prière
intitulée La Xait, il dit :
Le cloeheleur des trépassés,
Sonnant de rue en rue,
De frayeur rend les cœurs glacés,
El mille chiens, oyant sa triste voix,
Lui répondent à longs abois.
Réveillez-vous, gens qui dormez,
Priez Dieu pour les trépassés.
Il ne faut cependant pas noircir letableau à plaisir, et n’oublions pas qu’ily avait un certain nombre de lanter-nes ( I ) «pie les corporations avaient charged’entretenir de chandelles, chacune à sontour, à l'exception, depuis 1640, dela corporation des libraires, imprimeurset relieurs, qui, par sentence du Cha-telet en date du 23 octobre de cetteannée, lut déchargée de cette commis-sion avec défense aux commissaires deles v nommer à l’avenir.
Cet éclairage sommaire, et entre-tenu sans doute en maugréant, n’avaitpas laissé que d’elfaroucher un peu lesvoleurs. L’auteur de Y Espatlon saty-
Lantkrnk l'LKunuBusKE. (Hôtel de Vogué à Dijon .) f /ywb l'Ri u on l(»2t), mettant en scène,Fer forgé. dans une de ses satyres, un tirelaine
pressé de voler un manteau, le fait reculer devant la lueur d’un lumignoncommunal (2). 11 aurait eu moins de vergogne, avoue-t-il franchement,
Si l’on ne l’eut cogneu au brillant des lanternes.
C’est certainement l’époque où les rues de Paris ont été le moins sûres.
i:,
(1) Ed. Fournier, Les Lanternes , p. il).
(2) D’autres naturellement étaient plus hardis vers ce même temps. « On ne parle,lisons-nous dans les Caquets de l'accouchée , 2» journée (1625), que de coupeurs de bourses, (pie