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par tous les moyens d’obtenir de lui des renseignements précis sur le méca-
nisme de sa lampe (I).
Pour rester historien impartial,époque, les oisifs et les savants,nous rapporterons les termes mêmesdans lesquels Ouinquet a expliquéet essayé de justifier sa conduite. Ils’exprimait ainsi dans une lettreadressée le 20 janvier 1781) auJournal de Paris :
Quand jM. Argaml vint à Paris avec M. do Monlgollier, il me dit qu'ilavait imaginé une lampe économiquequi produisait la plus belle lumière.Je l’interrogeai sur le mécanisme decelte lampe. 11 me répondit qu’il étaitsur le point de traiter de sa découverteavec le Gouvernement; que dans le casoù cet arrangement n’aurait pas lieu,il porterait sa découverte en Angle-terre, et que, dans celte position, sonintérêt le forçait au silence.
Piqué, je l’avoue, de tant de ré-serve envers moi, je lui répondis quejusqu’alors j’avais respecté ses motifs,mais que s’il portait sa découverte àl’étranger, je me croyais libre de fairedes recherches sur le même objet, quej’y travaillerais d’autant plus volontiersqu’il m’assurait que son procédé tenaità des principes de physique, cl que,comme les problèmes de physique serésolvaient par des lois connues, jecroyais pouvoir lui garantir qu’à sonretour de Londres , il me trouveraitmieux éclairé.
lans mi débat qui a beaucoup ému, à cette
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Lampe d’Argand, munie d’une cheminée de cristal.(Collection de M. E. Forgeron.) Tôle vernie,
(1) 11 s’agissait de faire parvenir l’huile d’un réservoir dans l’intervalle de deux tubesconcentriques de fer-blanc, ajustés l’un dans l’autre, de telle sorte que, circulant librementdans le tube intérieur, la flamme piU se développer en nappe cylindrique sous l’action vivi-fiante du double courant.