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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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QU IN QIJ K T

La lutte entre Lange et Quinquet fut chaude ; après s’être brouillés, enl’année 1785, ainsi (pie nous l’avons vu plus haut, il semble que pendant lespremiers mois de 1780, ils aient traité de puissance à puissance, pour arriverà une sorte de fusion, où nous voyons figurer un certain marquis d’Arlande.

Mais, avant d’entrer plus avant dans le sujet, il est bon que nous fassionsconnaissance avec le curieux personnage de Quinquet. Nous voyons, d’aprèsles Tablettes royales à? 1780, qu’il habitait rue du Marehé-aux-Poirées, il sedisait apothicaire et physicien renommé.

Ce pharmacien n’était cependant ni un inventeur ni un physicien, c’étaitun véritable industriel qui traitait les atfaires uniquement au point (le vuefinancier ; il savait se servir de la réclame avec une habileté surprenante,et pourrait être comparé avantageusement à un certain pharmacien de l’estde la France qui, depuis quelques années, nous empoisonne de ses produits etnous fatigue de ses annonces.

Le susdit M. Quinquet, avant de vendre des lampes, avait exploitéune invention qui était une véritable panacée universelle. Cette drogue étaitconnue sous le nom de crème de tartre et avait le don, parait-il, de guérirtous les maux. La vogue de ce médicament fut extraordinaire et, pour entre-tenir l’enthousiasme de ses contemporains, Quinquet faisait de temps à autreinsérer dans les journaux des articles mentionnant les bienfaits que l’onpouvait tirer de cette médication ( 1 ), mais, pas jdus pour ce produit que pour ses

en recevant la lampe, au bout de six semaines au plus lard. On verra l’ell'et de ces lampesavec leurs différentes applications pour les personnes de cabinet, les peintres, les graveurs, lesteinturiers et autres, pendant le mois de décembre et de janvier, tous les dimanches depuis4 heures du soir jusqu'à 10, chez L. Palmer, rue Meslée, n° 18, et tous les jours, chez M. Quin-quet, maître en pharmacie, rue du Marché-aux-Poirées. »

(1) Manière d'employer la crème de tartre dissoluble, publiée par ,M. Quinquet, membredu Collège de pharmacie de Paris :

« La crème et les cristaux de tartre sont le produit de la dépuration du tartre. Cettesubstance, telle qu’on la trouve aux parois des tonneaux dans lesquels on a conservé du vin,n’est pas assez pure pour servir à l’usage de la médecine : on la purifie par la dissolution etla cristallisation.

« On prépare, avec la crème de tartre dissoluble, des pastilles d'un goût agréable, quiappaisent la soif, « ralfraîcbissent », sont propres à calmer les ardeurs du sang, à précipiter labile et font cesser la constipation ; on peut en faire, sans aucun inconvénient, un usage habi-tuel. Les pastilles de crème de tartre dissoluble sont préférables à celles connues sous le nomad sitim ou du chasseur, qui sont ordinairement composées avec du sel d’oseille cristallisédans un acide minéral. C’est à quoi on doit attribuer la forte accidilé de ces pastilles quiagacent les dents et en corrodent l’émail.