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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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CHAPITRE X

XVIII 0 SIÈCLE

MUS

Dans J ’Almanach som verre de 1788, nous trouvons la description exactede cet appareil :

Lampe économique de m. le marquis d’àrlande.

Cette lampe a l’avantage de ne point noircir les planches, la fumée s’inliltrant dansdes tuyaux qui la précipitent dans un volume d’eau placé sous le vase où l’huile est ren-fermée. Cette découverte consiste en un globe de verre, qui a un col comme une bou-teille. Ce globe se divise en deux parties. La première contient l’huile, les mèches etle foyer; la seconde dirige la flamme et distribue les vapeurs dans les petits canauxsitués dans les parties latérales isolées.

XV. Lampes astrales ou a couronne. — La découverte des lampesastrales a été en quelque sorte le perfectionnement obligé de l’inventiond’Argand . Le point défectueux de sou appareil consistait dans l’ombre portéepar le réservoir latéral.

Ce problème fut résolu par l’établissement des lampes à couronne où leréservoir était formé par un réceptacle circulaire servant de support à l’abat-jour; deux tubes légèrement inclinés permettaient à l’huile d’arriver jusqu’àla mèche.

Ces lampes doivent remonter à la lin du siècle dernier, quoique lesplus anciens appareils de ce genre que nous ayons rencontrés ne datent guèreque des premières années de ce siècle ; ce qui vient à l’appui de notre asser-tion, c’est que dans quelques-unes des annonces citées plus haut on rencontredéjà cette dénomination de « lampes à couronne ».

XVI. Lampe d’argent de l’auué de Vitry . — La lampe de l’abbé deVitry , malgré le titre légèrement orgueilleux qu’il lui donne, était d’un sys-tème encore bien primitif; ainsi qu'il nous l'apprend lui-même, il fallait seservir d’une pompe pour faire monter l’huile.

Pour les remplir, dit-il, l’on sort le gobelet où sont soudés les tuyaux quarréscontenant les mèches, ensuite on verse de l’huile très line dans l’intérieur de la colonne,presque jusqu’à la hauteur du bourrelet ou rendement pratiqué au haut de la colonne;cela fait, on replace ce gobelet ou réservoir, et à l’aide de la pompe aspirante etfoulante dont la verge se voit dans la rainure de la colonne, l’on fait monter l’huiledans ce réservoir jusqu'à ce qu’elle abreuve les mèches. Ce réservoir rempli peutfournir plusieurs heures de suite sans avoir à pomper de nouveau. Le point essentielpour obtenir tout l’ell'et de notre lampe consiste dans la taille des mèches ; elles doi-vent être du coton le plus lin, jouer librement dans les petits tuyaux; pour lors, avecdes petits ciseaux bien tranchaus, on coupe ces mèches eu forme de bec de pinceau : un