PERFECTIONNEMENTS APPORTES AUX LANTERNES
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Le poëte parle ensuite de la laveur qu’obtinrent ces lanternes à Versailles , àParis, au Parlement, à l’Académie , et après un détail de leurs avantages contre lesvoleurs, les rendez-vous nocturnes, funestes à l'honneur des époux et des céladonsdu siècle, il finit par cette brillante apostrophe, où il met l’abbé P... au temple demémoire, à côté des héros et vis-à-vis des dieux :
Tes ingénieuses lumières,
Abbé , vont désormais rassurer les esprits.
D’armes, de gardes, de barrières.
Déjà nos citoyens sincères
De tes heureux travaux ont admiré le prix.
A l’exemple des dieux, les hommes éternisentCeux qui sont, comme loi, dignes d’fitre connus.Ils dill'èrenl pourtant, selon leurs attributs:
Les dieux et les mortels ensemble immortalisent:Les hommes les talents, et les dieux les vertus.
M. bourgeois do Chàteaublanc, un contraire, attendit plusieurs annéespour perfectionner son invention, et nous le verrons reparaître nn pmi pinstard, mais seul cette fois; on avait oublié l’abbé, et bourgeois ne lit rien pourqu’on s’en souvînt.
Mais il ne suffisait pas d’avoir inventé ces brillants réverbères, il (allaitempêcher qu’en hiver, quand la température était très basse, la. flammene vînt à s’éteindre par suite de la congélation de l’huile. Pour parer àcet inconvénient, un physicien, M. de Lierville, avait inventé un appareilassez ingénieux.
Son système consistait à maintenir toujours l’huile à l’étal liquide, aumoyen d’une : tige de métal très mince nommée calorifère. Cette pièce,touchant, par une de ses extrémités à la flamme, était par cela même portée àune assez haute température, tandis que sa partie inférieure plongeant dansle réservoir le faisait profiter dans une certaine mesure de la chaleur dégagée
par la lumière.
L’arrivée de M. Lenoir à la lieutenance de police, en 1755, fit faire àl’éclairage public des progrès sérieux. Ce fut sur ses instances que l’on abolit,d’une façon définitive ces fameux retranchements de lumière en temps declair de lune, (pii, depuis d’Argenson, s’étaient perpétués jusque-là et quimême, par suite de l’économie réalisée, formaient alors le fonds de certainesgratifications appelées « pensions du clair d(' lune ».
Nous voyons reparaître en 1759 M. bourgeois de Clniteauhlanc avec