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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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les appareils de notre malheureux inventeur Itabiqueau. Ils n’étaient enréalité pas intérieurs aux autres, mais ils n’avaient pas eu le don de plaire aupublic, défaveur qui atteignit profondément leur auteur.

§ !). - KcLAlItAUE DE LA ROUTE DE VERSAILLES.

Avec l’année 1777, nous arrivons à une institution qui ne manque pasd’intérêt pour l'histoire de l'éclairage publie. Nous voulons parler de l’éclairagede la route de Paris à Versailles . Rachamnont nous apprend, en etlet, queMarie-Antoinette et le comte d’Artois étant souvent en route, la nuit, deVersailles à ! } aris et de Paris à Versailles , on lit éclairer d’une façon perma-nente le chemin depuis Versailles jusqu’à la porte de la Conférence. C’estpendant l’hiver de 1777 que ce travail fut fait, de sorti' que l’on pouvaitaller de la résidence royale à la grande avenue de Vincennes sur une routemunie de lumières : cinq lieues et demie de réverbères! On n’avait jamaisété à pareille fête. Mercier, tout frondeur qu’il est, ne s’en tient pas, et ils’écrie : Aucune ville ancienne ni moderne n’a offert ce (jenre de magnifi-cence utile. L’établissement de ces réverbères plut beaucoup aux contem-porains, et Métra, se fait.l’interprète de leur admiration :

Maintenant, tontes nos grandes villes sont illuminées dès le coucher du soleil parde fortes lampes dont la lumière est multipliée et renvoyée au loin au moyen de miroirsde mêlai qui la réfléchissent. Les verres qui la transmettent sont larges, bien trans-parens et fréquemment nettoyés. On vient d’établir de semblables réverbères sur laroule qui conduit de Paris à Versailles , ce qui a donné lieu aux vers que voici :

Sur le chemin qui conduit ;i la courOn établit maint et maint réverbère :

De plus en plus, de jour en jour,

Je vois avec plaisir que mon pays s’éclaire.

Cet éclairage occasionna une dépense annuelle de 15,000 francs et, choseassez singulière, les pensions dites de clair de lune , dont nous avons parlé unpeu plus haut, avaient pour fonds principal les économies fuites sur l’illnmina-tion de cette route.

Le roi, dit Serieys, payait l’huile elles mèches des réverbères... comme si loulesles nuits eussent été obscures, dans tout le courant de l'année, et cependant, lorsquela lune éclairait, on n’allumait point ces lanternes; alors c’était un grand bénéiiee pour