ILLUMINATIONS
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sa porte, et les reçut dans sa maison. Je les vis entrer; mais les croyant assez effrayés,je ne dis mot. Quand la garde se fut retirée, j’appelai l’homme qui les avait reçus, parson nom que je lus sur sa boutique et je lui lis reproche de sauver des perturbateursde la tranquillité publique. Il ne répondit pas; mais il vint bonnement sur sa porte, mepria de ne rien dire. 11 m’avoua qu’il avait pensé que l’un des trois pouvait être son filsqu’il attendait.
Sa femme et sa fille étaient derrière lui : on renvoya les trois masques, auxquelsje fis une verte semonce.
Ce fait peut cependant être considéré comme assez rare puisque dansun autre passage (Nuits de Paris,t. VI11, p. 1559), le même auteurvante le respect de ses concitoyenspour les nouveaux réverbères :
Autrefois, les libertins cassaient leslanternes dans leurs courses nocturnesparce qu’elles étaient à portée de lacanne par leur peu d’élévation.
Cet abus n’existe plus et ne sauraitexister.
Les cochers de tout étage respectentl’allumeur et le réverbère. Un fat en ca-briolet s’arrête, et même le cocher d’unepetite-maîtresse, qui est toujours d’undegré plus impudent que celui d’unpetit-maître.
§ 3. — Illuminations.
Il n’y a peut-être pas d’époqueoù l’on ait donné plus de letes splen-dides qu’au xvm° siècle; inutile d’a-jouter que les réjouissances de cegenre ne pouvaient avoir lieu sans un grand concours de lumières. Au surplus,les gravures de l’époque nous ont conservé la représentation de ces divertisse-ments, et l’on voit que les illuminations y jouaient un rôle prépondérant.« Le plus souvent (1), elles sont composées de lampions et de terrines, dont
CARICATURE EXTRAITE u’UNE FEUILLE DÉMOCRATKJUE.
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