PUITS P K FEU EN CHINE
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Enfin, dans un volume très curieux de Julien Stan, intitulé Industrieancienne et moderne de l’empire chinois , nous voyons que ce peuple a connule gaz portatif.
Celui qui dans les rues de Pékin , dit-il, vend des œufs, soi-disant magiques, parcequ’il les a couverts de caractères ou de dessins obtenus à l’aide d’un corps gras et d’unbain de vinaigre, ne se doute guère que son procédé n’aura qu’à grandir pour devenirla lithographie.
Cet autre, qui place des vessies vides à l’orilice do l’un des puits à émanationsgazeuses, si nombreux dans ce pays-là, et, après les avoir laissées se remplir de cequi s’en exhale, les perce d’un trou d’aiguille, y meL le feu, et amuse les badauds avecla lumière qu’il obtient (1), ce charlatan chinois ne se doute pas non plus qu'il fait uneapplication très pratique de ce que nous appelons le gaz portatif, employé partoutaujourd’hui.
Nous n’en finirons pas avec le gaz sans dire que l’Italie, comme la Chine ,a son gazomètre naturel, avec émanation de gaz sous-cortical.
Le village de lit Porretta, entre Bologne et Pistoia , n’est éclairé que parle gaz échappé du sol et recueilli dans des réservoirs. Un cordonnier, nomméSpiga, s’en servit le premier : le réverbère, dit M. Constantin James, qu’ilalluma en 1834, n’a depuis lors jamais cessé de hrùler ( Guide pratique auxeaux minérales, 1859, in-12, p. 392-393).