CHAPITRE XIII — GAZ HYDROGÈNE
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§ 4. — Application a l'éclairage du gaz tiré de la houille.
lia des premiers savants qui aient compris tout le parti qu’on pouvait tirerdu gaz hydrogène pour l’éclairage est M. Jars, correspondant de l’Académiedes sciences .
En 1704, il avait voulu utiliser le gaz des houillères qu’il avait dans leLyonnais.
Il avait proposé, dit M. Blondeau de Garolles, de le conduire par des tuyaux jus-qu’à une ville voisine, et de s’en servir pour l’éclairage : ce projet ne fut pas mis àexécution, car des éboulements eurent lieu dans la chambre où devaient plonger lestuyaux et tout manqua (supplément au Constitutionnel , 21 avril 1841).
L’annéo suivante l’idée du gaz d’éclairage reparut. Un certain M.Spedding,qui dirigeait les travaux des mines de charbon de Witchaven pour lord Lans-dale, n’éclairait, ses bureaux qu’avec le gaz (h* la houillère. Il eut même l’idéede le mettre en barriques et de l’ofl’rir, pour éclairer leurs rues, aux ma-gistrats de Witchaven. Ceux-ci ne comprenant pas refusèrent.
Ces premiers essais d’éclairage au gaz ne furent pas les seuls (pii seproduisirent au xviii" siècle. En 1770, le Dijonnais Chaussier (1) lit des expé-riences absolument, décisives.
En 17821, nous voyons apparaître dans le commerce « la lampe philo-sophique »; VAlmanach sons verre (année 1782, col. 181) nous apprendque M. Eürstouberger, physicien très éclairé de Râle, a eu l’idée deconstruire une ’ _ > brûlant de l’air inflammable; mais ce n’est pas le gaz
d’éclairage et, en réalité, la découverte de ce savant se réduit à la vulga-risation d’une expérience de laboratoire connue sous ce même nom de lampephilosophique; son procédé consisla.it à placer dans un flacon de la limaillede fer sur laquelle on versait de l’acide sulfurique; ces lampes, qu’on pouvaitallumer au moyen d’une étincelle électrique, sans être obligé de se servirde briquet, et sans respirer l’odeur du soufre des allumettes, furent misesen vente chez un sieur .l.-îl. Ileitz, marchand à Strasbourg .