WINSOH
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tout le parc-ours dos tuyaux pour recueillir le goudron <pii s’y condensait.Gomme, d’un autre côté, on ne connaissait pas l’emploi de la chaux pour puri-lier le gaz, ce iluide répandait une odeur insupportable dans toutes les piècesoù il était amené.
§ 2. — WiNSon.
Au commencement de ce siècle un Allemand nommé Winsor profita dela découverte de Lebon; toutefois, il ne fut pas ingrat à l’égard du grandinventeur français , puisqu’il a déclaré avoir été un des premiers en 1802 àrendre un tribut d'éloges à M. Lebon [Journal des Débats , 0 juillet 1823). Cetteannée-là, il avait publié à Brunswick une traduction du mémoire de PhilippeLebon sur b' thermolampe qu’il dédia au duc léguant, pour le remercierd'avoir assisté à ses expériences sur l’éclairage au moyen de la. distillationdes bois de chêne et de sapin.
Winsor continua à donner ses représentations publiques dans les villesde Brême, Hambourg et Altona, enfin il se rendit à Londres et exécuta lesmêmes expériences en public sur le théâtre du Lycée. Les succès obtenus parMurdoch avec le gaz retiré de la bouilli' attirèrent toute l’attention deWinsor. 11 se lit alors naturaliser Anglais et prit dans ce pays un brevetd'invention; c’est à lui que l’on est redevable des rapides progrès que l’éclai-rage au gaz lit en Europe . Winsor s’occupa ensuite de fonder une Compagnie
totale de l'appareil de l'éclairage, y compris l'intérét des premiers fonds et les réparations,revient à environ (iOO livres sterling, ou 1.1,01)0 francs par an. L’éclairage en chandelles coû-terait 2,000 livres sterling ou 10,000 francs, d'où il résulte une économie de 11,000 francs.Ceci n'esl calculé que pour deux heures d'éclairage par jour, en prenant une moyenne pro-portionnelle pour toute l’année. Si l’éclairage devait durer plus longtemps, l’économie seraitplus considérable, parce que l'intérêt du fonds et quelques autres frais resteraient les mêmes.Dans les premiers temps où l’appareil fut établi, on était incommodé de l’odeur du gaz nonconsommé ou imparfaitement purifié. Plus de soin et quelques perfectionnements dans l’appa-reil ont fait disparaître cet inconvénient. Les ouvriers se louent de la douceur de la lumièreet d’une uniformité parfaite de l’éclairage.
« M. Murdoch, loin de vouloir s’attribuer la première découverte de cette propriété du gaz dela houille, nous apprend que dès 173!) le docteur Clayton la connaissait et avait fait différentesexpériences sur la combustibilité de ce gaz qu’il nommait «esprit de houille ». « Mais il paraît,dit Murdoch, que l'idée d’employer cette inllammabililé ne lui était pas venue. » On sait quenFrance M. Lebon, inventeur des thermolampes, s'est occupé aussi de cet objet. Mais ses succèsne furent point encouragés. »