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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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ASSOCIATION DK HUYS-PONCELET AVEC M mc V* c LEBON

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dégagement du gaz s’effectuait sans altération sensible, il était propre à faire con-server aux llammes le même éclat et la même bailleur l’espace do six heures; enretranchant alors cent becs, les cent quatre-vingt-seize restants durèrent encore uneheure; on pouvait diminuer ainsi successivement ces lumières pendant une heure etplus, et laisser consommer le gaz jusqu’à parfaite réduction de la houille. L’entretiendu fourneau, y compris le temps de l’allumer et d’échauffer la cornue, formantl'espace de sept heures et demie à huit heures, doit être évalué pour ce produit àquatre-vingts kilogrammes de houille.

L’auteur suppose ensuite qu’on veuille appliquer ce mode d’éclairage à unemanufacture où il faudrait travailler le soir ou la nuit avec six lampes d’Argand . Ladépense de l’éclairage à l’huile serait, dans ce cas, pour une année de trois centsjours ouvrables, et en allumant seulement trois heures par jour, de 95 fr. 28, taudisquelle ne s’élèverait qu’à 25 fr. (H en employant l’éclairage au gaz. On comprenddans celte somme le salaire des ouvriers, l’achat des matières premières, l’entretiendes appareils, l’intérêt du capital évalué à (i 1) 0 par an, et les frais d’entretien desappareils, estimés a 10 0/0, non compris les réparations du fourneau et des cornues.D’api’ès ce premier calcul, où les dépenses sont portées au maximum, l’économieserait comme l est à 3; en éclairant les ateliers pendant six heures chaque jour, elleserait comme I est à 5, pendant douze heures comme 1 est à (i, et enfin, si l’éclai-rage durait une partie de la nuit, c’est -à-dire quinze heures de suite, le bénéiiee seraitde 30i fr. 45, ou comme t est à 7.

§5. — Association dm Kuys-I‘oncklkt avec M m " V' e Leiion.

Eu 1811, l'inventent 1 belge vint proposer à M"" Lebon d’unir sa décou-verte à la. sienne et d’exploiter ensemble l’éclairage au gaz hydrogène. LeHal/etin de la Société d'e/tcoai'ai/emeat de 1811 (p. 310) a donné le compterendu de ces premiers essais :

Le mode d’éclairage, y est-il dit, est établi depuis un mois dans les galeries Mon-tesquieu , cloître Saint-llonoré. Dans chacun de ces passages trois lampes à doublecourant d’air, garnies de rétlecleurs paraboliques et suspendues dans des lanternes deverre, répandent une lumière blanche et très éclatante; le gaz hydrogène obtenu de lahouille dans un appareil placé dans la cave, arrive à ces lampes par dos tuyaux de fer-hlanc disposés le long des murs du passage. Le public se porte en foule pour jouir decet éclairage, et son opinion commence à se former sur son utilité. En ell'el, il réunittous les avantages que l’on peut désirer : économie de dépense, facilité de service et inten-sité do lumière; on peut le regarder dès à présent comme une branche active de notreindustrie, et l’on éprouve déjà les heureux effets qu’a produits le prix que la Sociétéa décerné à M mo Lebon dans sa séance générale du 4 septembre 1811, pour le thermo-lampe inventé par feu son mari. Le gouvernement a senti toute l’importance des services

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