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Co fui Saimml Clegg qui, pour démontrer tjue lus gazomètres ne pouvaientconstituer un danger [tour le voisinage, lit, en présence d’une commissionréunie à ce sujet, la curieuse expérience suivante : dans la paroi d’un réser-voir à gaz, il pratiqua une ouverture par où le gaz s’échappait à Ilots. Pourbien [trouver qu'il n’y avait aucun risque d’explosion, il approcha de cetteouverture une lumière qui produisit une immense tlamme et brûla sans cau-ser aucun accident.
Malgré cette démonstration évidente, les craintes que l’on éprouvait [tourles gazomètres de grande dimension ne se dissipèrent point. C’est ainsi ([liedans le collège catholique de Stanghurst, la capacité du gazomètre était seu-lement de 28 mètres cultes. Le supérieur du collège complimenta SamuelClegg sur la réussite de son appareil; seulement il l’engagea à diminuer lesdimensions de son gazomètre. Il trouvait la capacité de 28 mètres cultes im-prudente, et insista beaucoup [tour qu ’011 fit usage de deux gazomètres deI A mètres cultes chacun ; I ).
On était loin, on le voit, de la dimension des gazomètres actuels, qui me-surent 10,000 mètres cultes et peuvent, atteindre' jusqu’à 215,000 mètres cultes.
A la fin de 18111, une explosion eut lieu dans l’usine de Westminster.Elle fut causée par le gaz qui s’échappa d’un épurateur placé dans le voisi-nage des ateliers de distillation, et qui vint s’enllammer au foyer des cornues.Les fenêtres des maisons voisines volèrent en éclats, et Samuel Clegg fut gra-
(I) En Autriche ou (Hait plus hardi ipi’en Angleterre, et si nous nous en rapportons à ladescription que nous trouvons dans Y Almanach nous verre, t. 11, col. 1)0 et 100, nous voyonsque l’appareil dont il est question devait être sensiblement plus grand que ceux de l'ingénieuranglais :
« Il vient d’être construit à Klosterneuhourg, en Autriche , parle célèbre chimiste AndréasZacharie Vinzlard. Les dimensions en sont telles que son fourneau contient cent cordes debois à briller. Il est évident que ce lhermolampc est le plus grand qui existe en Europe ; onpeut l’utiliser en se servant de son gaz. pour éclairer les plus grands édiliees et cuire en mêmetemps une quantité considérable de briques. En conduisant le gaz. obtenu par la combustionpar un conduit souterrain dans un four à briques, on pourrait en cuire 00,000 dans l’espacede six heures. »
On construisait aussi des appareils de ce genre qui étaient tout à fait portatifs :
« 20 novembre 1815. — N° 580. — llrevet d’invention de 5 ans, pour un thermolampeportatif au moyen du gaz. hydrogène appliqué à l’éclairage :
« Aux sieurs Ciengembre (ils et Fores, à Lyon (Itliùne). (Ici appareil est composé d’unecornue destinée à recevoir la bouille d’un condenseur et d’un gazomètre. Il réunit en unseul corps ces trois objets et peut se réduire au plus petit volume possible. »