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CHAÏMTRE XHI — GAZ HYDROGÈNE
clairvoyants que leurs maîtres qui allaient dans les salons de l’ilotel de Villepersifler les partisans de l’invention nouvelle.
(les mesquineries sont regrettables et, en tous points, contraires àl’esprit et au caractère français ; il nous est douloureux de constater qu’àl'étranger on avait, su mieux apprécier les avantages de la grande découvertede Lebon, qui, à la même époque, recevait chez nos voisins de nombreusesapplications.
§2. - Le U A Z EMPLOYÉ A l.’lCTltANCUilt.
Dès l'année 1812, le journal auquel nous empruntons les lignes suivantesindique d’une manière vraiment prophétique le rôle que le gaz hydrogèneétait appelé à jouer un jour dans les progrès de l’industrie :
Plusieurs villes (I) commencent à être éclairées au moyen du gaz hydrogène. Ona fait dernièrement à Francfort l'essai de cet éclairage dans les principales rues. Il aparfaitement réussi, malgré le mauvais temps qu’il faisait alors. La llamme est sortieblanche et brillante, l’tril avait peine à en soutenir l’éclat. Les grandes rues de Londres sont maintenant éclairées de celte manière. La ville de Prcslon, dans le Lancashire ,est aussi éclairée en partie par le gaz hydrogène. Les tuyaux déjà posés vont fournirplus de neuf cents lumières, qui éclaireront autant que quatre mille chandelles. On al'ail en même temps un essai d’éclairer un grand espace, par un seul foyer de lumièreplacé à une certaine élévation. Au centre du marché de cette ville s’élève une bellecolonne gothique do cinquante-six pieds de liant. On a placé au sommet de cettecolonne un vase d’où s'échappe une masse de gaz qui remplace vingt-cinq lampes àréverbère, mais qui éclaire autant que le double de ce nombre.
(le gaz paraît destiné à jouer un giand rôle dans notre siècle. Grâce à l’ingénieurPreuss, on pourra bientôt éclairer, chauffer les appariements, et môme faire la cuisineavec le gaz hydrogène.
M. Preuss présage que l'application de cç gaz à l’économie et à l'industrie pourradevenir, par la suite, aussi avantageuse au genre humain que la poudre à canon lui aété funeste.
§ 3. — KcLAlUAUE ET GIIAITT'AUE 1)E I.'hoPITAL Sa1NT-L()U1S.
Les premiers essais (l'éclairage du passage des Panoramas, du Luxem-bourg et de l’Odéou n’avaient pas encore donné de résultats détinitifs. L’est à
0) Almanach sous verre, l. Il, col. 2(111.