ÉCLAIRAGE ET CHAUFFAGE DE I/HOPITAL SAINT-LOUIS
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riiùpilal Saint-Louis quo l’oxpérionco fut faite d’uiK 1 façon complète et déci-sive. Dans un journal de l’époque, nous avons trouvé sur cette tentative desrenseignements aussi complets qu’intéressants :
L’hôpilal Saint-Louis, dit Y Almanach sons verre (t. II, col. 455 et suivantes), estl’un des établissements tes plus beaux et les plus célèbres de la capitale. Il peut con-tenir quinze cents malades, et il n’y en a pas moins qu’cnviron sept cents; il est enoutre habité par plus do cent cinquante personnes attachées au service do la maison.Mais ce qui mérite l’attention des amis des sciences, ce sont les magnifiques appareilsconstruits en 1817, sur les dessins de M. Darcet, pour fournir le gaz hydrogène car-boné nécessaire à l'éclairage, non seulement de l’hôpital Saint-Louis , mais encore del’hospice des Incurables de la rue des Kécollols, de la maison de la nie Saint-Denis etde la maison de détention de Saint-Lazare. Mais ces trois derniers établissements n’ontpas encore disposé les tuyaux qui doivent leur amener le gaz des réservoirs de Saint-Louis. Les appareils sont placés dans trois beaux hangars fermés et peuvent ali-menter douze cents becs de lampes; un seul de ces appareils est en activité dans cemoment; il suffit à l’entretien de trois cents becs employés à l’éclairage de l’hôpilalSaint-Louis. C’est par la distillation du charbon de terre dans des cornues en fonte defer qu’on obtient le gaz. A mesure qu’il est produit, il se rend dans un grand tuyauplacé à cinq ou six pieds au-dessus des cornues, et qui peut, comme les autres partiesde l’appareil, être indill'éremment en fonte de fer ou en plomb laminé. On a renoncéau zinc, comme trop oxydable et au cuivre comme trop cher. Avant d’arriver dans letuyau, le gaz dépose l’huile empyreumatique dont il est chargé et qui s’écoule par destuyaux particuliers plongeant dans des cuves remplies d’eau. Du gros tuyau, le gazpasse dans un conduit plus petit qui, après avoir fait plusieurs circuits, vient aboutir àun réfrigérant ou réservoir souterrain rempli d’eau, dans lequel le gaz se refroidit enmôme temps. En sortant de là, le gaz dépose de nouveau l’huile empyreumatique qu’ilpeut contenir, puis il passe successivement dans deux cuves fermées, la première rem-plie d’eau de chaux et la seconde d’eau acidulée. Enfin il arrive parfaitement pur dansdeux grands tonneaux cylimhiquos de trente pieds de hauteur, revêtus de toile imper-méable et appelés gazomètres. C’est de ces réservoirs que partent les tuyaux qui con-duisent le gaz au pavillon Gabrielle, situé à six cents toises des gazomètres : ladépense n’a été quo de 200 francs au lieu de 1,100 qu’il en aurait coûté pour destuyaux en plomb.
La lumière produite par le gaz est pure, brillante et sans aucune odeur; les robi-nets adaptés aux tuyaux permettent de la diminuer à volonté, de manière que lesmalades ne soient point incommodés la nuit par son éclat, et que les infirmiers puis-sent faire facilement leur service; avantages qu’on n’avait pu réunir avec les lampes àhuile. Ce qui surtout est remarquable, c’est l’éclairage de l’église, commune aux per-sonnes de l’hôpital et aux habitants du quartier. La rapidité avec laquelle on allumeles cierges en tôle vernie qui la décorent, fait qu'on passe tout à coup d’une nuit pro-fonde à un jour éclatant, d’où l’on peut repasser subitement dans les ténèbres, aumoyen de quelques robinets. On doit conclure de tout ceci que l’éclairage par le gazest très beau, très commode et nullement insalubre. On en a même tiré parti pour
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