DEUXIÈME PARTIE
LE SOUFRE ET LE PHOSPHORE
Le phosphore connu dans l'antiquité. — La roho du centaure Nessus en était enduite. — Découverte duphosphore par llrandt et Kunckel en lüü'J. — Phosphorescence . — Objets rendus lumineux par l’applicationd’un enduit composé d’écailles d’huitres pilées, mélangées avec du soufre. — Bouteilles lumineuses. — Allumettessoufrées connues des Romains. — Bougies phosphoriques.
S 1. — Le phosphore ayant le xvm° siècle.
Le phosphore était-il connu dans l'antiquité? Edouard Fournier , dans sonlivre sur le Vieux Neuf\ l’assure avec énergie et cite à ce propos le qua-trième acte de la tragédie de Sophocle intitulé»' Les 7'rachiniennes, scènesI 10 et 2 e , où l’auteur, parlant du philtre merveilleux dont Réjanire imbibala robe destiné»' à Hercule , déclare qu 7/ faut tenir loin du jour cette liqueurqui brûle en écuniont dès que lu chaleur du soleil est venue en activer la force.
Ouoi »pi’il en soit, le phosphore n’a été réellement découvert et étudiéd’une manièr»' scientifitpie »pi’en 1009 par Brandt et en 1079 pur Kunckel quile »léeouvrirent chacun de son c»Ylé . Leur procédé consistait à évaporer àsiccité de l’urine putréfiée, à chauffer au rouge ce résidu tju’ils lavaientensuite pour en isoler les substances salines et, après l’avoir desséché, ils lesoumettaient dans des cornues à une très forte calcination.
A la suite <le ces travaux, il se produisit une véritable émulation «huis lemomie des savants, et dès l’année 1082, dans VJUstoire de ïAcadémie dessciences , nous trouvons un mémoire sur la-manière diî faire h' phosphore(f. 1, p. 342). A partir de ce moment jus»pi’à l’année 1780, nous avonsrencontré dans ce même recueil »piatorze communications relatives à lapréparation de cette substance; toutf'lbis nous n’insisterons pas davantagesur ce sujet, <pii sort un peu du cadre <le notre étude.