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opération, parce que le phospliore pourrait couler et embraser le corps sur lequel ilse répandrait; 3° que plus le phosphore est saturé d’air après la fusion, plus aussi ilacquiert d’aflinilé avec l’air vital et devient inllammahle à toutes les températures del’air libre. Un llacon peut servir environ deux ans.
En 1789, tin savant, M. Sage, proposa une autre recette où le phosphoreétait remplacé par du mercure :
(le petil instrument, dit-il, qu’on pourrait nommer phosphore métallique, se pré-pare en introduisant environ trois gros de mercure dans un globe de verre d’environun pouce de diamètre, terminé par un tube capillaire de deux ou trois pouces. On faitchaull'er le mercure jusqu’au degré de l’ébullition, et l’on scelle le tube. Alors le mer-cure se trouve privé d’eau, de même que la petite portion d’air qui est contenue dansce globe. Si l’on agile dans l’obscurité cet instrument, toute la partie vide du petitglobe est remplie d’une lumière bleuâtre, qui est assez forte pour illuminer les objets,de sorte qu’on peut facilement distinguer les caractères d’un livre. Celte lumière nedure pas plus d’une seconde; si on ve _ o soit continue, il faut continuer desecouer l’instrument.
En 1805, nous trouvons une mil ce recette pour fabriquer les bouteilleslumineuses; le procédé est 1res simple: il suffit de projeter un fragment dephosphore dans une liole remplie d’huile bouillante ; quand on veut obtenirune lueur un peu vive, il suflit de lever le bouchon du récipient, de façon àlaisser rentrer un peu d’air, et la clarté que répand la bouteille est suflisantepour qu’on puisse lire les heures marquées sur le cadran d’une pendule.
§ 5.
Allumettes.
De toute antiquité, on a connu les allumettes, si l’on entend par ce termeune brindille de bois tendue et par suite facilement inflammable; les Humainsont été plus loin, ils ont employé l'aHiiineUe soufrée (ranientum sulfnratimi):
Hue qtiotl transt iber/iti/s ambulatur
Qui paUeutia mlfimita fraclis permutât vitreis.
« Tu ressembles à ces malheureux qui parcourent les quartiers Irans-libériens échangeant des j " >s contre des verres cassés», dit Martial
(Epiyranimes, liv. I, 12).
Ce qui prouve que rien n’est changé dans les habitudes et le genrede commerce du môme peuple. Toute la diüérence, c’est qu’à l'époque dont
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