CHAPITRE XV — MATIÈRES ÉCLAIRANTES
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Un peu [>lus tard, on voulut réunir on un même corps les chandeliers,huiliers, moutardiers, mais en raison des ahus (pii résultaient de cet état dechoses, les chandeliers furent, séparés en 1150, et il leur fut défendu devendre autre chose epie les chandelles qu’ils fabriquaient. Cette corporation
conserva son autonomie jusqu'à la lin duxviii 0 siècle, époque à laquelle elle for-mait un corps assez important.
Au xiv e siècle, on désignait le plussouvent les chandelles de suif sous lenom de chandelles de buef.
Pour dix livres de chandelle de lmef àveillier la nuit (Comptes royaux).
Toutefois les chandelles de suifétaient uniquement réservées aux gensde basse extraction; c’est pourquoi lesinventaires sont souvent muets sur cechapitre.
Au xiv" siècle, vu l’insuffisance del’éclairage public, on no se hasardaitpas à sortir le soir de chez soi sanss’être muni de chandelles. Cette nécessitéavait donné naissance à une petite in-dustrie, et à la. tombée de la nuit, on pouvait entendre dans les rues de Paris le cri des petits marchands vendant leur menue chandelle étagée par paquetssur leurs éventaires :
Intérieur de la boutique d’un épicier
MARCHAND DE CHANDELLES.
(D'après une estampe du xvm° siècle.)
Chandoile de coton, cliandoileOui plus ard cler que mile étoile.
Mais ce n’était pas seulement dans les rues que l’on entendait glapir lesdébitants de cette espèce de marchandise. Il parait que pendant la nuit de Noël,à la messe de minuit, les marchands faisaient un tumulte effroyable, criantà haute voix dans l’église les chandelles qu’ils voulaient vendre.
Au xiv e siècle, la chandelle proprement dite, coulée dans les moules debois, se fabriqua avec les graisses de mouton, de bœuf et. de vache. La mèche