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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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LES CHANDELLES AIJ MOYEN ACE

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était laite non de coton comme aujourd’hui, mais de filasse ou d’étou[>es dechanvre.

Au xv u siècle, les chandelles de suif semblent avoir été un peu moinsméprisées; nous voyons qu’en 14'l(», on en brûlait à la porte de la chambre dela reine.

Pour chandelle de sieuf, pour allumer aux lambroisseuros qui ouvroienP'enl lachambre de ladite Dame (la Hoyne) au boside Vincennes , lj s.viij deu (Comptes royaux,

Ilo.stel de la Roy ne).

Et nous savons, d’autre part, qu’àla cour des comtes de Foix, qui passaitalors pour la plus magnifique de toutescelles des princes et seigneurs de leurtemps, l’éclairage de la salle où se pre-naient les repas était uniquement, faitpar des chandelles de suif que des ser-viteurs portaient, à la main.

Pendant les xvi® et xvn° siècles, iln’est cpie bien rarement- question deschandelles de suif; la raison en est peut-être «pie les bougies de cire, étantd’un prix moins élevé, devenaient d’unusage plus courant. Toutefois un au-teur du commencement du xvn° siècle,

Olivier de Serres (liv. IV, c. 14,p. 295), raconte que les graisses desboucs et chèvres, en dehors de leuremploi en médecine, servaient princi-palement à faire de bonnes chandelles eu telle quantité excédant toutesautres y misses.

Un peu plus tard, on avait [tris la fâcheuse habitude de mêler au suifou a la cire de l’arsenic [tour les rendre plus blancs. Tallemant ( 1 rc édit.,t. lit, p. 354) [tarie d’un cas d’empoisonnement produit par une de ces chan-delles arsenicales, et l’on dit, (pie l’empereur Léopold 1 er faillit mourir,en 1070, empoisonne par les vapeurs blanchâtres qui s’exhalaient des longuesbougies qui brûlaient dans sa chambre, et auxquelles l’arsenic avait été aussi

ClEROES PORTÉS DANS UNE CÉRÉMONIE FUNÈI1RE.

(D’après les « Contemporaines »de llétif de la liretonne, t. XIV, p. 370.)