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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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a peut-êlre un peu exagéré le danger pour mieux faire valoir l’utilité de soninvention :

Observations sur l'usage des bougies dans les appartements. — Ou sait que la respi-ration vicie assez promptement une masse d'air qui ne circule pas. L’expérience a faitconnaître que le ressort de ce fluide perd alors, par l’elfel des vapeurs (pii soldent dela poitrine, la vingt-neuvième partie de sa force ; mais on ne soupçonne pas qu'unebougie allumée, de 0 lignes de diamètre, inllue presque autant sur le ressort de l’air.C’est pourtant un fait certain dont la découverte est due au célèbre M. Haller.

U est donc dangereux de multiplier les bougies dans les appartements, et peut-être est-ce dans le grand nombre que le luxe en fait allumer qu’on doit chercher l’ori-gine do ces vapeurs indéfinissables et autres maladies de nos jours, auxquelles oncherche en vain des noms. Si la mode qui les a fait naître permet qu’on en guérisse,on pourrait avoir recours au ventilateur (car quelle apparence qu’un appartementvolupteux n’eùt pas vingt girandoles au moins?), la mécanique y gagnerait, et il arrive-rait de là (pie la mode aurait une fois mis en crédit un art utile.

§ \. - BoECIES STÉARIQUES INVENTÉES l'Ail M. ClIEVREUL.

C’est à notre époque qu’il était réservé d’arriver à la perfection sous lerap]>ort de la fabrication (les bougies. Ce résultat est dû à la découverte d’undes [dus grands savants de notre siècle, M. Chevreul. Une patente d’impor-tation avait été accordée on Angleterre dans le mois de décembre 1825 àM. Alose Poole, pour l’emploi de l’acide stéarique dans la fabrication desbougies, acide qui venait d’être découvert par l’illustre chimiste.

Jusqu’alors celte industrie n’avait pas été mise à prolit, à cause deplusieurs difficultés graves qu’olIo présentait dans son application aux arts.

Ces difficultés ont été heureusement vaincues par Al AI. Cambacérès et G i0 , quiont établi, on 182(1, à Paris , rue de Million, près du jardin du Moi, une manufacturequi fonctionna parfaitement. La bougie stéarique est plus blanche que celle de cire etdonne une llamme supérieure à toutes les bougies connues jusqu’à présent; elle estpréférable à la bougie diaphane, en ce qu’elle résiste à la température des bals et despays les plus chauds, l’acide stéarique n’étant fusible qu’à 70 degrés, tandis que leblanc de baleine, qui compose la bougie diaphane, l'est à 44. La mèche de la bougiestéarique, qui est nattée, a la propriété de s’incliner constamment à la même hauteur,ce qui empêche qu'il ne s’y forme au-dessus cet amas do charbon qui cause l’abaisse-ment de la lumière dans les bougies ( Dictionnaire des origines de Noël et Carpentier,t. 1 et 11, p. 1(50-107).

Ce sont ces qualités réunies, jointesassuré à ce produit une vogue qui délie

à la modicité du prix,toute concurrence.

qui ont