PETROLE
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Pendant le moyen âge, le pétrole fut, sous le nom d’huile de terre,employé à divers usages.
Ainsi dans une sorlo de compilation, Jean des Canres, natif de Moreuil (p. 348),déclare que l’huile de terre dérouille soudainement le fer, et le rend poly et luisant ;lequel aussi par une force abslersive efface les lentilles du visage et osle toutes laidespustules, qui coustumièrement dill'orment front et menton.
Moins d’un siècle plus tard, nous trouvons ce liquide recueilli avec soinet employé d’une façon industrielle. La première exploitation un peu sérieuseeut lieu en Italie , dans une vallée très stérile du bailliage de Mont-Festin, àdouze milles de Modène. Le fut un médecin de Ferrare , nommé FrançoisAristote, qui le découvrit en Kilt).
On a ménagé (1) dans le lieu, avec beaucoup de dépense et même de péril, différentscanaux d’où coule, dans de petits réservoirs, du pétrole de différentes qualités dontlesItaliens faisaient alors commerce et qu'ils envoyaient chez nous plus ou moins falsifié.
11 ne semble pas cependant qu’à cette époque on ait employé cette huilepour l’éclairage. D’après le mémoire de l’Académie des sciences auquel nousempruntons ces lignes, on dirait au contraire que le pétrole ait simplementété utilisé pour faire des expériences de chimie ou comme moyen de théra-peutique en médecine.
La première fois que le pétrole fut employé pour l’éclairage, c’est dansle duché de Modène , où il servait à l'illumination publique (2).
Depuis ce temps, ses applications sont nombreuses, et à notre époque (3)on s’on sert comme moyen de chauffage dans les machines à vapeur. La pre-mière application de ce genre fut faite le () se_ ' ’ ! 18()8 : la locomotive
qui porta l’empereur au camp de Limions était chauffé)' avec des huileslourdes, et par conséquent inoffensives, du pétrole, à l’aide d’un appareil dûà M. Sainte-Claire Deville. Actuellement, le pétrole est employé pour l’éclai-rage public dans les endroits où le gaz n’a pu être amené.
Aujourd’hui, on brûle le pétrole et surtout l’essence minérale à l’étatgazeux, ce qui donne une [tins grande clarté et une combustion beaucoupplus parfaite.
(1) Histoire de l'Académie royale, 1715, p. 15.
(2) Voir Y Illustration du 19 septembre 1868, p. 181, 182.
(3) Ed. Fournier. Vieu.v Neuf, t. 1, p. 123.