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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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MÈCHES

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Pour remplacer l’imilo d’olive, on s’est servi dans bien des pays del’huile provenant des fruits oléagineux ; ainsi dans le Bourbonnais , dansl’Auvergne, la Saiutonge, le Limousin, la Bourgogne, le Lyonnais , le [amplese sert, [tour assaisonner les salades et [tour faire les fritures, d’huile de noix;celle qu’on criait au xm° siècle dans les rues de Paris servait non seulementpour les aliments, mais encore pour l’éclairage des lampes.

Dans le nord-est de la France , et principalement en Alsace-Lorraine,<m Franche-Comté, etc,., on se sert de l'huile que l’on désigne vulgairementsous le nom d’huile d'œillette et qui est faite avec de la semence de pavot dejardin ou de coquelicot. Cependant, l’usage de cette huile ne s’établit [tas sanscontestation; on prétendit, aux xvn” et xvm° siècles, qu’elle était narcotique.Pour étudier cotte question, la police lit nommer une commission de méde-cins qui, après nuire délibération, déclarèrent que ce produit était inollensif.

A la même époque, on proposa de faire de l’huile avec des pépins deraisin. L’auteur de cette recette (!) la déclare supérieure à l’huile d’olive etmême à l’huile de noix. Dans la plupart des traités du siècle dernier, on parled’un moyen pour faire durer l’huile dans les lampes; ce procédé consiste àtremper les mèches dans de l’eau saturée de sel et à mélanger l’huile deslampes avec ce liquide'. Il parait (pie, par ce moyen, on obtient une ilanimcbeaucoup [tins vive et que la combustion s’opère plus régulièrement.

Nous avons vu, en parlant de l’éclairage public au xvin 0 siècle, les diffé-rentes tentatives fuites pour épurer l'huile. C’est en 1700 qu’on parvint à sedébarrasser de cette famée épaisse, nuisible à la vae et à la poitrine {Annonces,affiches et avis divers du 10 avril 1700). Observons entin qu’une des princi-pales raisons de la vogue des « lampes lycnomena » a résulté du degré d’épu-ration des huiles qui y étaient consumées.

§ d. — Mèches.

Les Romains employaient pour leurs mèches du chanvre et du lin ; on atrouvé à llerculanum une lampe avec sa mèche; elle est de lin seulementpeigné et tordu, mais non tilé.

Dioseoride et Pline nous apprennent qu’on baisait aussi des mèches du

I) Avant-coureur, 1171, ji. 7:21!.