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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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TOltCHKS

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§4. — Touches.

A l'époque romaine, les torches étaient d’un usage très répandu, et c’està elles que l’on avait toujours recours pour s’éclairer dehors.

On les désignait sous le nom de fax ou de taula. (les dernières attei-gnaient. souvent des dimensions considérables, et, dans les bas-reliefs de lacolonne Trajane on en trouve <pii ont la hauteur d’un homme. Dans l'antiquité,les torches jouaient le même rôle que les cierges dans lemonde moderne. On s’en servait dans les cérémonies reli-gieuses, dans les mariages et les funérailles ; et soit qu’ellesaient été préférées à tout autre moyen d'éclairage dans lesusages les plus communs, soit que, dans l’origine, elles yaient exclusivement, servi, les auteurs latins sont remplisd’expressions comme celle-ci : prinuv faces... cùm primafax noctis et de ns io res essent tenebræ , pour dire': à ta chutedu jour.

Les torches consistaient généralement, en un morceaude bois enduit, de résine; mais il arrivait souvent qu'on em-ployait. à la place un faisceau dé joues t rempé, dans de la résine,de l’encens et, de la poix. On désignait aussi sous le nom defunale une espèce de torche dans la composition de laquelleentraient de la cire, du suif, de la poix et diverses sortes de résines; sonpouvoir éclairant, était assez considérable, mais à cause de son prix élevé,on no s’en servait que dans les grandes circonstances ; nous ne pouvons (piesignaler en passant le martyre atlïeux de ces chrétiens transformés en flam-beaux par Néron .

l'OHCiiK PORTÉE PAU UNHOMME o’.\nMKS.(l)'a-près une miniaturedu xv“ siècle.)

De leur mort, dit 'facile, on lit des divertissements; on revêtait les ans do peauxde bêles sauvages pour les faire déchirer par des chiens, on on clouait à des croix;d’autres étaient réservés aux llammes, lixés à des pieux qui leur perçaient ta gorge,pour les tenir droits, et revêtus de robes enduites de poix et d’autres matières inflam-mables.

On les allumait à la chute du jour en guise de torches pour éclairerpendant la nuit. Néron en lit un spectacle dans ses jardins et donna des jeuxde cirque à la lueur de ces horribles flambeaux, se mêlant à la populace enhabits de cocher ou conduisant lui-même un char.

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