& fur les Ouvrages des Peintres. 9 ;beau : car encore que les corps naturelsìuiièrvent de modèle , néanmoins commeils ne (ont pas tous également beaux , ilne doit considérer que ceux qui (ont lesplus parfaits.
Mais parce que souvent on peut íè trom-per dans ce choix des belles choses, il mesemble qu’il faudroic dire en premier lieu,ce que c’est que la beauté, & en quoi elleconíiste, principalement dans le corps hu-main, qui est le plus parfait ouvrage queDieu ait fait íur la terre. Et comme il estconstant qu’elle procede de la proportiondes parties, comme je vous disoìs tantôt,il faudroit parler ensuite de ce qui estne-cellaire dans chacune de ces parties poucproduire cette proportion admirable, aftnque le Peintre en ayant une exacte con-noillànce, puiíTe cgaler à son sujet la beau-té de íès figures, lorsqu'il viendra à dessi-ner sur le naturel, & l’on se réserveroit àtraiter des mesures dans la seconde partie,où l’on parleroitdu Dellèin.
Comme un Tableau est l’image d’uneaction particulière, le Peintre doit ordon-ner ion sujet, & distribuer ses figures se-lon la nature de faction qu’il entreprendde représenter. Et parce que ce Tableap estou une invention nouvelle duPeintre, ouune histoire, ou une fable, déjà décrites parles Historiens ou par les Poètes, il fau-droic